![]() Croix faite avec des gargousses d'obus Cette croix qui surmonte la tombe du capitaine Parret, tué à la bataille de la Marne, est constituée par la gargousse d'un obus de 75 pour la branche supérieure, et par des gargousses du 77 allemand. La couronne comporte seize cartouches de Mauser. |
![]() Un porte manteau transformé en croix Ici, pour orner la dernière demeure d'un brave soldat belge, Jean Petitjean, tombé à l'ennemi, une croix manquait et les fossoyeurs n'avaient pas le temps d'en confectionner une. Un porte manteau, ramassé parmi les ruines remplace le saint emblème. |
![]() La sépulture d'un soldat Russe à Augustowo Peut-on imaginer un tableau plus triste que celui-ci. A l'orée d'une forêt en Pologne, des croix hâtivement taillées, marquent, le plus souvent sans inscription, l'emplacement de nombreuses tombes. Les casquettes des soldats sont placées dessus. |
![]() C'est en Galicie, dans le territoire conquis par nos alliés que cette photographie a été prise. Elle représente la tombe d'un sous-officier autrichien. Ses camarades ont orné la croix d'une sorte de couronne constituée avec des chapeaux de fusées d'obus. |
![]() Français et Allemands reposent cote à cote La tombe de deux cents Français au Mont de Moret, dans la Marne Lorsque, la guerre finie, nous pourrons aller, en pieux pèlerinages, visiter les champs de bataille où se sont illustrés tant de héros anonymes, combien de tombes comme celle-ci se présenteront à nos regards!... C'est au mont de Moret, pendant la bataille de la Marne, que deux cents des soldats français sont tombés, au cours d'un furieux engagement à la baïonnette. Ils reposent à peu de distance des ennemis qu'ils couchèrent eux-mêmes sur le sol. Des képis placés sur les croix, indiquent la nationalité des morts |
![]() Allemands et Français reposent cote à cote La tombe de trois cents Allemands tués dans l'engagement du Mont Moret A cent mètres à peine de la tombe des Français, un étroit et long tumulus surmonté de quelques croix grossières indique la fosse commune où ont été ensevelis les Allemands. La bataille fut terrible et acharnée à cet endroit, et les cadavres qui jonchaient le sol, se touchaient. Avant de battre en retraite, l'ennemi se défendit avec un grand courage. Dans tous ces champs, désormais historiques, les les paysans, en retournant la terre, devront bien souvent s'écarter de la ligne droite avec leurs charrues, pour éviter les tombes. |
![]() La tombe du Lieutenant aviateur , au camp de CHALONS Victime des opérations aériennes de reconnaissance et de bombardement. |
![]() Parmi les couronnes qui recouvrent la tombe de l'aviateur, on remarquera celle que son adversaire laissa tomber du ciel, à l'endroit même où le pilote, Adolphe Célestin PÉGOUD, s'est abattu. C'était là le plus bel éloge que l'on pût rendre à ce brave. |
![]() La tombe du Lieutenant-Aviateur Le Lieutenant-Aviateur de Rochefort, un « As », avait abattu huit avions quand il tomba à son tour. Voici sa tombe en pays occupé. |
Enterrés aussi décemment que les nôtres Une croix de bois est réservée à chacun des morts de la fosse commune ![]() |
L'une des plus pénibles tâches qui puissent incomber à des soldats en temps de guerre, est celle de donner une sépulture aux morts. Aidés par les habitants du pays, nos territoriaux s'y emploient avec une abnégation qui a, elle aussi, son héroïsme. Fréquemment les cadavres allemands ont dû être incinérés. Le plus souvent on les enterre dans de grandes fosses que surmontent des croix de bois très simples. Faute de connaître l'identité d'un mort, on inscrit sur la croix le numéro de son régiment. le MIROIR 31 janvier 1915
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