La Tonnellerie Mécanique de
Schiltigheim, a été fondée en
1849, par M. Charles Fruhinsholz père, qui dès
1866, sur les conseils de son fils aîné Adolphe, a pris l'initiative d'entrer
résolument dans la vie du progrès et commença à se servir des machines-outils et fit installer un moteur à vapeur.
En 1871, M. Fruhinsholz père, céda son entreprise à ses fils, qui en prirent la suite sous la raison sociale Fruhinsholz fils. A la suite de l'annexion de l'Alsace-Lorraine, une seconde maison, munie également de l'outillage mécanique moderne, fut créée par M.M. Fruhinsholz frères, à Bayon (Meurthe et Moselle). Cette dernière fut plus tard transférée à Nancy, centre d'affaires plus favorable. Enfin, en 1888, ces deux établissements sont devenus la propriété exclusive de M. Adolphe Fruhinsholz. |
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La Tonnellerie Mécanique de Nancy couvre une superficie de 100.000 mètres carrés, dont près de 60.000 sont pris par des chantiers de bois, vaste dépôt où se fait l'empilage et le séchage des matières premières de toutes les essences, de toutes provenances, de toutes dimensions. Les ateliers, les cités ouvrières et la maison d'habitation avec ses dépendances couvrent le surplus de la propriété. Pour nous rendre un compte exact de l'importance de cette industrie, nous allons passer en revue les différentes phases de fabrication. Nous le ferons avec d'autant plus de soins que l'art de la Tonnellerie Mécanique est encore peu connu du public, et que l'usine de M. Adolphe Fruhinsholz peut être considérée comme une manufacture modèle. |
Les essences employées sont les chênes de pays
d'Autriche, Hongrie, de Russie et d'Amérique. Les premiers employés surtout pour les fûts à pression, parce qu'ils ne donnent pas des "bois de fentes" de grandes dimensions.
Nos chênes, en effet, servent surtout à la fabrication du matériel en bois scié, et non fendu.
Ajoutons toutefois que les bois des chênes en provenance d'autres pays, sont considérés à juste titre comme étant de qualité supérieure. Le bois fendu sert à fabriquer les produits de toute première qualité. Pour le matériel des brasseries, par exemple, destiné à supporter de fortes pressions, il est indispensable de n'employer que des bois fendus, ainsi que pour les foudres et les cuves destinés à l'alcool, en raison de la fluidité et de la volatilité du liquide. Aussi pour pour ces derniers emploie-t-on non seulement du bois de droit fil, mais encore d'un grain dense et homogène. Le bois scié sert spécialement pour les foudres et les cuves à vin pour tous les pays du monde. Les bois doivent être absolument secs. le corollaire de cette nécessité, c'est l'obligation d'avoir de grandes réserves de bois. Une des causes de la réputation de la maison Fruhinsholz, c'est précisément l'abondance de ses approvisionnements en matières premières, qui permettent de ne les utiliser que quand elles ont rigoureusement atteint le point voulu. Pour répondre aux conditions de séchage, les bois sont sont empilés dans les vastes chantiers dont nous nous avons parlé, divisés en catégories, et échafaudés de manière à permettre à l'air de circuler librement en tous sens. Les sont séparées par de rues, et forment ainsi comme une petite ville : les rues sont en effet au nombre de 85 et l'illusion est d'autant plus complète que chacune porte un nom d'homme célèbre, de région ou de cité. L'entrée et la sortie des bois se font rigoureusement et journellement et en cas d'incendie, toute discussion peut-être ainsi évitée. . La quantité de bois employée pendant l'année qui vient de s'écouler représente une production de 120.000 hectolitres de foudres et cuves, et de 32.000 fûts. Il a été utilisé, pendant la même période, 585.000 kilogrammes de fer de première qualité pour le cerclage des foudres, cuves et fûts.
Les douves et fonds destinés à la fabrication ont subi déjà en forêt, suivant leur emploi futur,
une préparation rudimentaire. Les douves de foudres fendues, arrivant du lieu d'origine, présentent déjà une certaine convexité.
Les douves de cuves ont une épaisseur partout égale. Les pièces de fond et maîtresse sont légèrement biseautées.
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Jable ===> Partie de la douve d'un tonneau, qui dépasse le fond en dehors. Rainure qu'on fait aux extrémités des douves des tonneaux, pour y enchâsser le fond. Jabler ===> faire le jable des douves d'un tonneau. Jabloir, jabloire, jablière ===> Outil de tonnelier, sorte de couteau servant à faire le jable des douves des tonneaux. |
Mais n'oublions pas que le foudre n'est jusqu'ici, maintenu et assemblé par un système provisoire, c'est-à-dire qu'il se maintient par l'ajustage mathématique des fonds.
Il reste à lui donner son cerclage définitif. On prend les mesures exactes aux points où les cercles doivent porter et être fixés. On coupe alors ces cercles à la longueur,
on les cintre, on les rive et on les mets en place au moyen d'un outil nommé "chasse" sorte de petite enclume à manche,
échancrée à sa partie inférieure, évasée à sa partie supérieure, qui prend le cercle dans son échancrure et sur laquelle on frappe au marteau.
Le rabotage des têtes de douves et le vernissage, constituent la dernière opération.
Outil nommé chasse: Nom donné à divers outils servant à enfoncer, à refouler, et en particulier outil dont s'aide le tonnelier pour enfoncer les cercles sur un tonneau. |
![]() Le cintrage des douves |
![]() Vue d'un atelier |
Les opérations que nous venons de passer en revue s'appliquent aux grands foudres de haute contenance. Les petits fûts à bière ou à vin se font tout à fait mécaniquement. Ils sont rabotés et jointés par des machines spéciales, "raboteuses et disques". Assemblés à la main en crinoline, ils sont passés à l'étuve à vapeur, qui permet d'en traiter plusieurs à la fois. Puis on encastre et on serre à la presse hydraulique leur tête et base dans des moules en fonte. On fait ensuite agir la presse, et le fût se trouve ainsi prendre mécaniquement, méthodiquement, sa forme définitive, en même temps qu'il reçoit ses cercles provisoires, dit "cercles de moules". Les opérations de tournage de tête et de jablage ont lieu ensuite, toujours mécaniquement, sur des tours spéciaux. Seuls la pose des fonds, et le rabotage extérieur des douves se font à la main. Le cerclage et le serrage des cercles se fait mécaniquement au moyen d'une presse hydraulique munie de plateaux à taquets. Le rabotage des têtes, le raclage et le finissage se font seuls à la main. |
La fabrication est la même que pour les foudres, à deux différences près. La première c'est que les douves des cuves n'ayant pas à subir d'opération de cintrage, n'ont pas besoin de passer par l'étuve. La seconde, c'est que que les cuves sont rabotées et polies à l'intérieur, ce qui ne se fait pas pour les foudres en général. |
La Tonnellerie Mécanique de Nancy fabrique aussi des wagons-citernes en bois pour le transport des liquides. Leur fabrication se rapproche beaucoup de celles des cuves ordinaires, seules, les dimensions varient. Les cuves citernes sont posées sur des trucks fournis par les concessionnaires des compagnies. Indépendamment des spécialités que nous venons d'examiner, la La Tonnellerie Mécanique de Nancy fabrique tout ce qui, de près ou de loin, se rattache à la tonnellerie : « bacs à fleurs, barattes, cuves pour teinturerie, foulons de tannerie, cuves de fermentation, bouges de vendanges, installations d'expositions, etc ». |
Le jaugeage se fait par un double contrôle. D'abord, étant donné un réservoir d'une capacité connue, et muni d'un étiage, on remplit la pièce avec l'eau de ce réservoir. Le vide de celui-ci mesuré d'après l'étiage, donne la capacité de la pièce. Pendant cette opération, la pièce repose sur une bascule. La tare ayant été établie d'abord, le poids donne également la quantité d'eau introduire. Cette double opération très simple, ne laisse place à aucune surprise. Les deux chiffres, quantité d'eau sortie du réservoir, poids du liquide introduit, devant coïncider rigoureusement à quelques litres près. |
Pour mener à bien ces différentes fabrication, la Tonnellerie Mécanique de Nancy emploie 64 machines-outils, se subdivisant en raboteuses, disques, presses hydrauliques, tours, scies à ruban, affûteuses de scies et de couteaux, fraiseuses, machines à découper, laminer et river les cercles, atelier complet de mécanique soit pour les essais soit pour l'entretien du matériel. Elle use de 150 chevaux de force motrice, et s'éclaire à l'électricité. Elle occupe environ 200 ouvriers. Une partie des machines-outils sont brevetées en France et l'étranger |
la Tonnellerie Mécanique de Nancy est une des industries Françaises qui exporte vers de nombreux pays. Elle a su, grâce à l'incessante activité M. Fruhinsholz qui, exemple bon à suivre, ne regarde jamais à un voyage long ou court, pour créer de nouveaux marchés. La maison Adolphe Fruhinsholz fait l'exportation depuis une quarantaine d'années. En 1900, le chiffre des exportations s'est élevé à plus d'un million de francs. Les foudres ainsi envoyés ainsi à l'étranger sont fabriqués entièrement à l'usine, puis démontés et emballés en caisses. Ils sont ainsi expédiés, puis remontés sur place, soit, lorsque le lieu d'expédition n'est pas un centre d'exportation habituel par les chefs monteurs de la maison qui les accompagnent, et, par des aides qui séjournent à demeure dans les pays d'exportation. On voit combien une telle organisation est complexe. Elle nécessite une initiative continuelle, et, au moment même ou nous mettons sous presse, M. Adolphe Fruhinsholz fils navigue pour la troisième fois vers l'Argentine, le Chili et le Brésil, pour apporter son concours personnel à cette belle œuvre d'expansion française à l'étranger et surtout pour diriger personnellement le remontage de ce beau matériel. |
Les innombrables visiteurs qui ont regardé avec un étonnement voisin de l'admiration le grand foudre exposé par M. Adolphe Fruhinsholz, à la classe 36, ne se doute pas certainement pas qu'il a fallu huit ans pour sécher les bois et dix-huit mois pour la fabrication. |
C'est en effet dès 1890, qu'a été élaboré le plan du grand foudre. La maison cette époque, pressentait que l'exposition de 1900, couronnant le siècle, marquerait de la part de tous, un suprême et immense effort, et dès ce moment elle voulait y tenir son rang. |
La première préoccupation était de savoir s'il serait matériellement possible de se procurer les bois nécessaire à l'édification d'un pareil foudre.
Les recherches à cet effet étaient d'autant plus laborieuses qu'on, tenait à construire non un foudre en bois sciés, mais en bois de chêne fendu à la hache et sur fil.
Il a été impossible de trouver de tels bois en Europe; toutes les grandes maisons ayant refusé d'accepter la commande.
On a du avoir recours aux ressources qu'offrent encore les immenses forêts de certaines régions d'Amérique du Nord, et on trouva non sans peine un exploitant,
M. Hirt de Greencastle, d'origine Suisse, habitant ces pays depuis quarante ans, qui consentit à assumer la responsabilité d'une pareille fourniture.
Cet exploitant a demandé à la maison un délai de deux années pour la préparation de ces douves et fonds, et il a eu encore énormément de peine à tenir ses engagements. Il a fallu en effet, faire abattre plusieurs centaines de grosses grumes préalablement choisies et d'un diamètre d'environ 2 mètres et au-dessus. Ces grumes sans nœuds, jusqu'à une hauteur de plus de 10 mètres, malgré leur grosseur, ne produisaient que 4 douves ou pièces de fonds, parfois seulement une ou deux et souvent encore la grume totale se révélait impropre ou inutilisable. Que de peines perdues alors, et quelles recherches pour découvrir une nouvelle grume pour remplacer celle qui faisait défaut. Une fois les bois prêts, épars un peu dans tous les recoins d'une immense forêt, sans moyens de communication, on a rencontré des difficultés inouïes vu les dimensions et poids de ces pièces, pour les amener aux différentes gares d'abord, au port de mer ensuite. Arrivés au Havre , ces bois demandèrent un nouveau travail pour leur transport par bateau à Nancy, et enfin sur les chantiers. Après séchage méthodique pendant toute une série d'années, les bois purent enfin être mis en œuvre et la fabrication du grand foudre commença alors. |
Les douves et pièces de fond ont d'abord été planées et creusées selon les gabarits donnés par les dimensions que le foudre
devait avoir et comme il eut été impossible (à cause de l'épaisseur) de cintrer ces pièces au feu, M. Adolphe Fruhinsholz et ses chefs de
fabrication eurent l'idée de faire cintrer les douves et les pièces de fond au moyen de la vapeur; une fois le cintrage opéré, on a procédé au jointage et il fallut pour ce travail,
un rabot-colombre spécial pour le maniement duquel 5 hommes ont été nécessaires. Après le jointage, des douves et fonds, des trous furent percés aux chevilles, on ajusta les chevilles en fer de 25 mm de grosseur et 180 mm de longueur, ainsi jusqu'à 12 chevilles par pièce. Cette préparation terminée, le montage du foudre debout fut commencé, en tant douves il fallut des appareils
de levage et des palans pour dresser chaque douve et l'amener juste en face des trous de chevilles de sa voisine.
Le montage terminé, le foudre a été muni de cercles provisoires et l'on s'occupa de terminer les têtes du côté en haut, soit tracer les douves de longueur pour leur donner le cintre voulu, les scier à cette courbe, les raboter et ensuite faire le jable, pour il a fallut encore créer un outil spécial qui exigea 5 hommes pour le manier. A ce moment le côté du haut se trouvait prêt pour recevoir son fond, et sa préparation s'est faite comme pour les douves par l'assemblage des pièces, mais avec un cintrage en creux de 50e/m de flèche pour donner la résistance
à la charge et la pression des 430.000 kilos du liquide.
Le fonçage se fait le foudre debout. Une fois le fond terminé, il a été disjoint et pièce à pièce à été monté dans le foudre, le fond rassemblé et introduit dans le jable de bas en haut, au moyen d'échafaudages et appareils de levage. Ceci fait, les têtes ont été complètement terminées et polies, puis on a entrepris le cerclage, qui a été tout particulièrement dur à exécuter. Les cercles en acier une fois percés, ont été laminés à froid pour le cintre et le cône, à grands coups de marteau; puis on les a assemblés avec de très gros rivets, montés en haut du foudre à l'aide de 4 palans, et enfin mis en place. Pour les chasser, de grosses chasses de 12 et 15 kilos spécialement fabriquées à cet usage furent employées. Le côté du haut ainsi terminé, il a fallu creuser un grand trou de plusieurs mètres de profondeur pour y faire descendre la moitié du foudre et le faire basculer, travail très pénible et risquant, non seulement à cause à cause du poids énorme mais surtout à cause du grand volume. Cette opération terminée, le foudre a été retourné et redressé sur l'autre bout, pour lequel on a alors repris la même série de travaux pour l'achever. Enfin, on a définitivement couché le foudre sur le flanc en employant pour cela la force de vérins, crics et échafaudages avec des foudres de 200 hectolitres comme soutien. Le foudre proprement dit ainsi achevé, on a commencé la préparation des traverses porte-fonds et surtout des chantiers destinés à les supporter. Ces chantiers d'un assemblage nouveau système à jour, présentent avec une grande élégance, toutes les garanties de solidité désirable, mais ont demandé pour leur confection de longs mois de labeur. Tout étant prêt il a fallu reprendre la besogne en sens inverse pour le démontage pièce à pièce, chargement sur wagons et transport à Paris, où une grosse besogne restait à faire, le remontage dans les chantiers, qui à cause de sa difficulté ne s'était pas fait à Nancy. Le foudre fut remonté, couché sur deux chantiers et les autres ont ensuite été glissés dessous; dans ce travail il a été particulièrement pénible de chasser les lourds cercles à la place assignée à chacun d'eux, car les coups de masses donnés horizontalement n'avaient forcément la même puissance que ceux donnés du haut en bas quand le foudre se trouvait debout. Ainsi achevé, le grand foudre fut installé sous un pavillon que la maison Fruhinsholz a fait construire spécialement pour l'abriter et qui mesure : |
Ce pavillon est sobrement décoré, en rapport avec la grandeur de l'œuvre qu'il abrite; deux escaliers tournants desservant des galeries intermédiaires, conduisent les visiteurs sur une plate forme qui couronnent le foudre. Ce bâtiment, à la fois gracieux et léger, comme on peut en juger par le dessin que nous donnons est dû à M.J. Sansbœuf, l'architecte bien connu, maire adjoint du VIIIème arrondissement de Paris. Les bois employés pour la construction du foudre, sont tous du chêne fendu à la hache, de toute première qualité comme beauté et comme force de résistance. Le foudre contient d'après les mesurages intérieurs absolument exacts, un total de 433.000 litres environ, soit à peu de choses près, le double de celui du château de Heidelberg. |
Il mesure : 9 mètres 50 de longueur 9 mètres 35 de diamètre ![]() ![]() ![]() cintrage et de 44 cm. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Le cerclage de ce foudre se compose de :
2 cercles de 180 x 12 2 cercles de 160 x 12 22 cercles de 140 x 10 |
Tous en acier et chacun d'une seule pièce, et fournis par les Aciéries de Longwy. Ces cercles pèsent au total environ 14.000 kilos. Le foudre est supporté par 6 chantiers en bois de pitchpin massif, qui surélèvent le foudre de 1m 80; ces chantiers sont d'un assemblage spécial, ajouré. Ils sont faits en poutres de 0.500 de grosseur, assemblés en rayon convergeant vers le centre du foudre, et retenus au moyen de solides armatures en étriers, en acier forgé profilé. Le foudre est surmonté par une spacieuse plate-forme formant balcon, construite en bois de pitchpin et mesurant et mesurant 7m50 de longueur sur 5m de largeur. Cette terrasse est entourée d'une balustrade ornée de pilastres avec remplissage découpées, style Renaissance. |
On peut sans témérité conclure de tout ce qui précède, que la Tonnellerie mécanique de Nancy est le premier établissement en Europe. Elle a porté au plus haut degré de progrès l'outillage de cette industrie et quelques unes des machines-outils que nous avons vu fonctionner dans ses ateliers, si bien compris au point de vue de la division du travail, sont dues aux idées de M. Fruhinsholz . Nous devons ajouter que ce qui fait la qualité de la fabrication des produits de la maison Adolphe Fruhinsholz, c'est la matière première et le fini de l'exécution. Ce dernier résultat est dû en grande partie à la bonne habitude que l'on a prise dans cette maison de faire exécuter tous les travaux à la journée et non à la pièce. Le mouvement d'affaires de la maison Adolphe Fruhinsholz se rapproche d'un million et demi par exercice. Depuis sa création, cette industrie n'a fait que prospérer, grâce à l'énergique impulsion qu'on sut lui imprimer l'activité, la compétence spéciale et l'expérience de M. Adolphe Fruhinsholz. Ce n'est pas là un simple compliment, car à l'occasion de sa magnifique Exposition, plus de cent clients comprenant les premières maisons de France et de l'étranger ont tenu à envoyer à M. Adolphe Fruhinsholz les attestations les plus flatteuses aussi bien pour l'industriel avisé que pour l'homme consciencieux et probe. Et cette sorte de plébiscite cordial a une valeur vraiment particulière si l'on remarque que l'ensemble des fournitures fait aux maisons qui ont rendu à M. Adolphe Fruhinsholz cet hommage spontané, représente le chiffre de vingt millions de francs ! |