Les Bataillons de Chasseurs à Pied

Les fourragères aux couleurs
du ruban de la Médaille militaire ou de la Croix de guerre

Les fascicules qui précèdent contiennent les historiques des deux régiments à double fourragère et des vingt unités à fourragère rouge
avec le texte des citations totalisées par chacun de ces corps.
 

Voir aussi Sur les sentiers du Hartmannswillerkopf les morts au champ d'Honneur du 5e, 7e, 64e et 68e BAC du Capitaine SICURANI



La Médaille militaire
 
Les unités beaucoup plus nombreuses dont il est question maintenant
et qui portent les
fourragères aux couleurs du ruban de
la Médaille militaire ou de la Croix de guerre,

sont groupées par armes et font l'objet d'historiques d'ensemble.
 

La Croix de Guerre
 

Nos chasseurs à pied, dont la fougue traditionnelle dans l'attaque, dont l'héroïque ténacité dans la défense
émerveillèrent et épouvantèrent l'ennemi qui les nomma les " diables bleus " se sont immortalisés pendant cette terrible guerre.

Drapeau des chasseurs à pied, commun à tous les bataillons de l'arme  Leur noble drapeau qui, déjà, en 1859, en Italie, avait été décoré de

la croix de la Légion d'honneur

à l'occasion de la

prise d'un drapeau autrichien

par le

10e bataillon de chasseurs

a reçu pendant cette dernière campagne

la Médaille militaire

à la suite d'un fait d'armes analogue :


" la prise du drapeau du 132e régiment d'infanterie allemand par des chasseurs du 1er bataillon au cours du combat de Saint-Blaise".  
En outre, des fourragères rouges attribuées à cinq de leurs unités dont les historiques ont été précédemment publiés, les chasseurs à pied se sont vu doter de 24 fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire et de 35 fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre, cette dernière fourragère ayant, d'autre part, été accordée collectivement à deux groupes de bataillon portant les 6 et 9. Les bataillons dotés de la fourragère jaune et verte sont les suivants :
 
1er - 2e et 4 e - 5e - 11e - 12e - 13e - 14e - 17e - 19e - 20e - 21e 22e
24e - 25e - 28e - 29e - 31e - 54e - 60e - 68e - 102e - 115e - 116e

Le 1er bataillon de chasseurs

C'est le 1er bataillon de chasseurs qui, le 14 août 1914, au combat de Plaine Saint-Blaise enleva le premier drapeau allemand. Cette belle unité,
commandée successivement par les commandants Tabouis, Simon et Le Bleu, a, fait, sur les différents fronts de la guerre, des prodiges de valeur, notamment
dans l'Aisne, lors de l'offensive du 23 octobre 1917 où, enlevant une carrière, un bois et un village, elle fait prisonniers 700 hommes et 18 canons.

En Champagne, les 26, 27 et 28 septembre 1918, le 1er bataillon rompt le front ennemi dans son secteur d'attaque, manœuvrant sous le feu comme à
l'exercice et réalisant avec une prodigieuse ardeur, une avance de 8 kilomètres,
capturant, en trois jours d'assaut, plus de 700 prisonniers, 10 canons, plus de 100 mitrailleuses et un matériel considérable.

Ordre du 23 juillet 1915
Sous le commandement du commandant Tabouis, a brillamment contribué, le 14 août 1914, au succès du combat de Plaine-Saint-Blaise,
au cours duquel il a enlevé à l'ennemi le premier drapeau, ce qui a valu au drapeau des chasseurs l'attribution de la médaille militaire.


Le 2e et 4e bataillon de chasseurs

Le 2ème bataillon de chasseurs  Le 4ème bataillon de chasseurs 

Le 2e bataillon de chasseurs à pied sont d'abord associés à la gloire du 20ecorps d'armée duquel l'Ordre du 29 septembre 1914 dit que
" sur toutes parties du front où il a été employé, il a su toujours progresser et entraîner la progression de ses voisins ".

Ainsi, les 2e et 4e B. C. P. se sont superbement battus en Lorraine, en août 1914, où ils ont, à l'arrière-garde, retenu un ennemi dix fois supérieur en nombre,
ils ont, le mois suivant, été engagés dans la Somme, du 25 au 29 septembre, occupant des villages, " résistant aux attaques les plus furieuses"
et, après avoir fixé l'ennemi, trouvant, dans leur ardeur, assez de ressources pour prendre à leur tour l'offensive. Après avoir été de l'offensive
de Champagne l'année suivante, les deux bataillons prennent, dans les terribles journées de février 1916, leur bonne part de la citation magnifique de la
153e division d'infanterie qui tient pendant onze jours consécutifs, nuit et jour, en terrain découvert, sans relève possible,
sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce et dont elle ne sortait que pour tenter des
contre-attaques en vue d'arrêter l'offensive ennemie
.

A partir du 1er janvier 1917, les 2e et 4e bataillons entrent dans la composition organique de la 11e division d'infanterie de Nancy,
la fameuse " Division de fer "
où, aux côtés des vaillants 26e et 69e régiments d'infanterie, sous les ordres du Général Vuillemot qui commande la division depuis le 25 juin 1916,
ils se battent dans l'Aisne, et, après l'offensive du 16 avril qui a donné Braye-en-Laonnois à la division, restent cramponnés à leurs positions jusqu'au 16 mai.
Enfin, en 1918, après la ruée de l'ennemi, ce sont les larges et victorieuses offensives de nos armées où
la 11e division, ses fantassins et ses chasseurs se couvrent de gloire.

Après avoir, le 18 juillet, emporté des positions essentielles avec une extraordinaire fougue, le 2e, sous les ordres du Commandant Mellier, le 4e,
sous les ordres du commandant de La Guillonière
, entrent dans Soissons sur les talons des arrière-gardes ennemies,
dont il ont brisé les dernières résistances, capturant : le 2e bataillon, 10 canons, le 4e bataillon, 8 canons, avec un matériel considérable.

La poursuite continue et, le 20 août, les deux bataillons obtiennent chacun leur quatrième citation
pour avoir, encore une fois, attaqué dans un ordre parfait et effectué une importante progression,
en enlevant "canons, mitrailleuses, prisonniers, avec un entrain admirable."

2e Bataillon de chasseurs à pied

Décision du G. Q. G. du 30 septembre 1918
Le 20 août 1918, sous les ordres du chef de bataillon Mellier, après avoir progressé dans le plus bel ordre pendant plus de trois heures sous un feu
très violent d'artillerie ennemie, a exécuté un dépassement de ligne à l'heure fixée, s'est élancé à l'attaque sans se soucier de ses lourdes pertes,
a conquis, dans un élan superbe l'objectif qui lui avait été assigné, faisant de nombreux prisonniers, s'emparant de 10 canons et d'une vingtaine
de mitrailleuses, ainsi que d'un armement et d'un matériel considérables. Violemment contre-attaqué, à six reprises différentes, par une division de
chasseurs prussienne, a conservé, sans se laisser entamer, le terrain qu'il avait conquis.

4e Bataillon de chasseurs à pied

Décision du G. Q. G. du 27 août 1918
Corps d'élite, au moral magnifique, partout égal à lui-même, toujours capable de se donner tout entier pour la victoire comme pour le sacrifice.
Le 10 juin 1918, par la reprise d'un point d'appui des plus importants, pour le succès de la contre-offensive du lendemain, avait montré ce que l'on
pouvait attendre de sa légendaire vaillance. Le 18 juillet, sous la conduite du commandant de La Guillonnière, a aidé à la progression d'un régiment
d'infanterie, pénétrant de plus de 4 kilomètres dans l'intérieur des lignes ennemies. À ensuite tenu un secteur constamment battu par des feux de
face et de flanc. Le 2 août enfin, est entré dans Soissons, poussant jusqu'à l'Aisne, sur les pas de l'ennemi en retraite, après avoir brisé ses dernières
résistances aux abords de la ville délivrée et reprenant 8 canons, 10 caissons et une quantité considérable de munitions.


Le 5e bataillon de chasseurs

Le 5e bataillon de chasseurs a déjà conquis une belle citation à l'ordre de l'armée après trois ans de durs combats, lorsque, le 23 octobre 1917,
de l'offensive de la 6e armée au Nord de l'Aisne, il enlève, après un combat acharné, les positions bétonnées du ravin des Bovettes.
Le 25 octobre, il reprend l'attaque contre un ennemi renforcé qu'il culbute, progresse de 1500 mètres, enlève trois lignes de tranchées,
capture plus de 200 prisonniers et un nombreux butin
. En 1918, du 31 août au 15 septembre, le 5e chasseurs participe à l'offensive générale qui rejette
les armées allemandes sur la ligne Hindenburg, déjà compromise. Le 5e bataillon a, pour sa part, réalisé une progression de près de 5 kilomètres
et fait plus de 200 prisonniers. Le mois suivant, il conquiert sa quatrième citation, comprise dans la citation collective du 9e groupe
qui, sous les ordres du lieutenant colonel Langlois, chef de premier ordre, a magnifiquement réalisé le passage de la Sambre.

Décision du G. Q. G. du 12 octobre 1918
Sous les ordres du commandant Michel, a attaqué avec vigueur, le 31 août 1918, enlevant d'un seul élan ses objectifs et capturant 6 pièces de canon.
Avec des compagnies réduites à moins de cinquante hommes et privées de leurs chefs, a de nouveau attaqué les 2, 11 et 15 septembre et s'est
établi sur la ligne Hindenburg, réalisant ainsi en vingt journées consécutives de lutte une progression de 4,5 km, faisant 185 prisonniers et capturant un important matériel.


Le 11e bataillon de chasseurs

Le 11e bataillon de chasseurs est déjà réputé pour « sa vaillance et son énergie au-dessus de tout éloge »(Ordre du 9 juillet 1915) ,
lorsque, lancé, le 20 juillet 1918 , dans la seconde bataille de l'Ourcq, il accroche l'ennemi avec une violence endiablée et progresse, malgré des tirs de barrage très denses,
en réduisant, à la grenade, les innombrables nids de mitrailleuses.
Un mois après, exactement, les chasseurs du 11e attaquent devant Roye, enlèvent d'un seul élan leur objectif et se cramponnent solidement au terrain
quand ils sont contre-attaqués par des forces supérieures.
La 4e citation du 11e bataillon est comprise dans la citation collective du 4e groupe qui, sous les
ordres du lieutenant-colonel Quinat, est, du 28 septembre au 8 octobre 1918, engagé dans un âpre combat contre les puissantes positions de la ligne
Hindenburg qu'il rompt, le 8 octobre, après avoir enlevé les lignes de défense successives, avec 5 canons et 700 prisonniers.


Décision du G. Q, G. du 27 août 1918
Lancé le 20 juillet 1918 à l'attaque sous les ordres du commandant Doyen, accroche l'ennemi avec une violence particulière. Gêné dans sa
progression par un village dont les défenseurs le prennent de flanc, s'y porte résolument, bien qu'il ne soit pas dans sa zone d'action, l'enlève
et reprend sa progression malgré des tirs de barrage denses, continue le combat le lendemain avec la même énergie, malgré l'absence de
son chef de bataillon gravement blessé. Remis en ligne deux jours après, sous les ordres du capitaine adjudant-major Paraire, pénètre dans
un bois où les mitrailleuses ennemies se cachent et gênent la progression de la division, réduit ces nids de résistance successivement
dans un combat à la grenade V. B.


Le 12e bataillon de chasseurs

Le 12e bataillon de chasseurs alpins créé à Metz en 1853 et qui, depuis, se battit en Italie, puis en 1870,
à Gravelotte, à Saint-Privât et à Peltre
, fut le premier bataillon qui porta l'équipement alpin.

Le 14 août 1914,
il franchit les Vosges, puis, lors de la retraite, se bat sur les crêtes en avant du col la Schlucht

qu'il a pour mission de défendre. Jusqu'en juillet 1915, il prend une part superbe, avec de lourdes pertes
aux combats sanglants qui se livrent dans la région de Sulzern. Le 1er août il s'empare,
au chant de la Marseillaise, des tranchées allemandes du Barrenkopf, s'y maintient
et, trois semaines plus tard, enlève brillamment le Schratzmannele. Enfin, pour achever l'année, le 28 décembre
le 12e bataillon est appelé à l'Hartmarm, et, au début de 1916, enlève 1.500 mètres de terrain.

Au mois de juillet 1916 le 12e bataillon est dans la Somme. Le 20, il enlève le bois du Sommet, le bois de la Pépinière et arrive aux lisières du bois de Hem . Il participe, le 25 septembre, à l'attaque devant le Mont Saint-Quentin et tient jusqu'au 25 octobre la rude position de la tranchée des Berlingots, ayant perdu en trois mois de combats 33 officiers dont 23 tués.

Le bataillon est, en octobre 1917,
affecté à l'année d'Italie. Il est de ceux qui, le 30 octobre, attaquent victorieusement le Mont Tomba.

On le rappelle en France au mois d'avril 1918. Les 19 et 20 juillet dans la deuxième bataille de l'Ourcq,
le 12e enlève les villages de Breuil, Remonta-Voisin, Sommeras. Le 23 il est de l'attaque du bois du Chatelet,
" arrachant le terrain mètre par mètre malgré un bombardement d'une violence inouïe " 
Le fanion du 12ème bataillon de chasseurs 
Dix jours après, le bataillon engagé devant Roye, avec son émule en vaillance, le 11e enlève 5 kilomètres
d'organisations ennemies défendues avec acharnement. En septembre, il participe à la rupture des formidables organisations de la ligne Hindenburg, puis, le mois suivant,
est engagé dans l'attaque des positions à l'est de l'Oise. Les 26 et 27 octobre, devant Ribémont il enlève tous ses objectifs, progresse de 10 kilomètres et porte la
ligne jusqu'aux abords de Guise.

Ordre du 18 octobre 1915
Sous le commandement du chef de bataillon Ardisson. Malgré les lourdes pertes causées par les mitrailleuses adverses, a superbement gravi,
au chant de la Marseillaise, les pentes dénudées d'un piton, s'est emparé des tranchées de l'ennemi dont il a su maintenir la possession, malgré les
contre-attaques et des bombardements violents. Trois semaines plus tard, en dépit des tirs de barrage, d'une exceptionnelle intensité, a
brillamment enlevé un sommet qu'il a su conserver.


Le 13e bataillon de chasseurs

Aussi bien en Alsace, en 1915, il a conquis à la baïonnette les retranchements de l'Hartmannswillerkopf, qu'en Belgique et que de nombreux points du front français,
dit une décision du G, Q, G, du 8 novembre 1918,
le 13e bataillon de chasseurs s'est toujours montré au-dessus de sa valeur légendaire. Il avait déjà fait un butin de
10 canons le 3 septembre 1916, sur la Somme, dans la région de Sailly-Saillsel, lorsque, à partir de l'année 1917, il participe à toutes les ardentes actions dont l'énumération
composera la splendide citation du 1er groupe de bataillons commandé par le lieutenant-colonel Beauser,
résistance superbe, en 1917, dans le secteur de Crouy et sur les plateaux de Craonne, contre-attaques fougueuses qui, en quinze jours (mai et juin 1918),
dégagent le flanc droit de l'armée anglaise dans la bataille devant Ypres, enlèvement de Tilloloy, le 12 août, puis poursuite victorieuse de l'ennemi
jusqu'au canal du Nord, enfin, les 6 et 7 octobre, à Morcourt, percée de la position Hindenburg, prise de la ferme Tilloy, et passage de la Sambre;
.
Le 11 novembre, à Trelon, en vue de la frontière, le 13e bataillon a terminé la guerre à l'avant-garde de la poursuites bousculant les mitrailleurs ennemis et gagnant
11 kilomètres en. quatre heures. Le 13e bataillon qui, entre ses magnifiques efforts sur les fronts français, participa en outre, pendant les premiers mois de 1918,
à l'action de nos troupes sur le front italien, a, pendant la guerre,
totalisé sept citations à l'ordre du jour dont quatre à l'ordre de l'armée
.

fanion du 13ème chasseur

fanion du 13e bataillon de chasseurs

Ordre du 21 octobre 1916
Le 3 septembre 1916 sous l'ardente impulsion de son chef, le commandant Serdet, est sorti de ses positions de départ, malgré un tir violent de l'artillerie ennemie.
Arrêté par des feux de mitrailleuses devant de solides obstacles fortement occupés, a manœuvré avec le plus grand calme pour briser la résistance acharnée de
l'adversaire, a réussi, grâce aux habiles dispositions prises, à ouvrir le chemin aux autres fractions de la brigade, s'emparant de plus de 200 prisonniers, d'une
vingtaine de mitrailleuses et de 10 canons. Le 20 septembre, a donné une nouvelle preuve de nos belles qualités militaires, en repoussant, avec des effectifs
très réduits une attaque vigoureuse de l'ennemi, auquel il a fait de nombreux prisonniers et infligé de lourdes pertes.


Le 14e bataillon de chasseurs

LE 14e bataillon de chasseurs est en campagne depuis quatre ans (campagne du Maroc) et il est déjà titulaire d'une
citation à l'ordre de l'armée et du 20ecorps d'armée lorsque, le 20 juillet 1916, sur la Somme
il est cité une troisième fois pour avoir, malgré la perte, au cours de l'action, de son chef héroïque, le commandant l'Eleu
,
progressé de 1500 mètres en capturant 150 prisonniers. Le 18 juillet 1918, dans la contre-offensive victorieuse de nos armées, il s'empare de 8 canons, en même temps
que de deux villages et d'un bois énergiquement défendus, tandis que son chef de corps, le commandant Gœtschy, trouve, comme son prédécesseur, en ces actions d'éclat,
une fin glorieuse. En octobre 1918, le 14e bataillon est engagé pendant cinq jours dans la bataille au nord de Saint-Quentin et contribue largement,
le 8 octobre, à l'enlèvement définitif de la position ennemie
.

Décision du G. Q. G. du 27 août 1918
Sous les ordres du commandant Gœtschy, après s'être emparé, le 8 juin 1918, d'un bois fortement occupé, a coopéré, le 18 juillet 1918, à la
prise d'un premier village, s'est emparé d'un second et a progressé ensuite dans une zone violemment battue par les mitrailleuses, où son
chef a trouvé une fin glorieuse. Deux jours après, sous les ordres du capitaine adjudant-major Vichier Guerre, est reparti en tête de la division,
a conquis un bois énergiquement défendu, puis pris pied dans un autre. A capturé 11 prisonniers, 8 canons et 40 mitrailleuses.


Le 17e bataillon de chasseurs

Le 17e bataillon, remarquable par sa discipline et sa valeur guerrière,
constate déjà sa première citation à l'ordre de l'armée

qu'il reçoit, il est vrai, après plus de trois années de luttes glorieuses en
Lorraine, à la bataille de la Marne, à Lille, en Artois, à Verdun, sur la Somme et au Chemin des Dames, n'a cessé d'être entraîné,
enlevé, véritablement galvanisé par un chef,
le commandant Marchand, dont le nom figure dans les quatre citations du bataillon à l'ordre de l'armée, Chef héroïque, dit l'ordre du 3 février 1918,
à propos de l'enlèvement, le 7 novembre 1917, d'une position comprenant quatre lignes de tranchées et trois fortins bétonnés sous un
feu violent. " Bataillon d'élite ", affirme l'ordre du 31 juillet 1918, à l'occasion d'autres brillants faits d'armes, le 14 mai 1918, et du dégagement d'un bois formidablement
défendu, du 27 juin au 2 juillet. Et lorsque, en août et septembre, se développe la formidable bataille d'Arras à Soissons, ce superbe bataillon, sous les ordres du
commandant Marchand blessé et resté à son poste, fait preuve, une fois de plus, d'une ténacité, d'un mordant remarquable, poussant de l'avant et entraînant toute une
ligne de bataille, capturant, du 31 août au 8 septembre, 9 canons, 100 mitrailleuse 350 prisonniers. Engagé de nouveau, le 17 octobre, dans la bataille, il conquiert
tous ses objectifs, progresse de 5 kilomètres, contraint les Allemands à se replier derrière le canal de la Sambre à l'Oise, capturant 10 canons et 400 prisonniers
.Le 4 novembre, sept jours avant l'armistice,
son glorieux chef, le commandant Marchand, tombe frappé à mort et ses chasseurs le vengent en franchissant le canal
sous le feu le plus violent et en rejetant l'ennemi à 3 kilomètres au delà.


Décision du G. Q. G. du 9 décembre 1918
Engagé le 17 octobre 1918 dans la bataille sous les ordres du commandant Marchant, a conquis tous ses objectifs malgré la défense acharnée d'un
ennemi résolu à se défendre jusqu'au bout. A progressé de 5 kilomètres dans un terrain parsemé de mitrailleuses, contraignant les Allemands à se
replier derrière le canal de la Sambre à l'Oise. A capturé 399 prisonniers, 10 canons, 51 mitrailleuses, un important matériel, le 4 novembre, malgré
la perte de son malheureux chef, frappé à mort dès le début de l'action, a illustré son fanion d'une gloire nouvelle en franchissant le canal sous
un feu très violent d'artillerie et de mitrailleuses, a progressé de 3 kilomètres au delà, contraignant l'ennemi à un sérieux repli.


Le 19e bataillon de chasseurs

En avant toujours, repos ailleurs !.
Telle est la noble et fière devise du 19e bataillon, le bataillon de Verdun.


Le 19ème bataillon de chasseurs

En avant toujours, il y est dès la mobilisation, avec la 42e division d'infanterie en couverture devant Metz et Thionville, puis dans l'offensive
du Luxembourg, et aux armées du Nord aussi bien qu'à la Marne, dans les marais de Saint-Gond, et pendant la poursuite. A la bataille de l'Yser, à la bataille d'Ypres,
il constitue la garde, suprême espoir et dernière réserve du général Grossetti.

En 1915, en Argonne le 19e s'immortalise dans la défense tenace de Bagatelle, que rien ne parvient à forcer, puis, avec la 127e division d'infanterie ce sont les
légendaires charges à la baïonnette de la bataille de Champagne, à Navarin, sur la route de Souain à Somme-Py.
1916 le retrouve à Navarin, où son sanglant sacrifice a du moins pour effet d'arrêter l'assaillant.
C'est ensuite Verdun, où, à peine débarqué, il reprend le bois de Vaux-Chapitre sous un déluge de fer et de feu après une lutte acharnée de jour et de nuit.,
Ensuite, après un court arrêt à Soissons, c'est la longue série des efforts surhumains de la bataille de la Somme.


En 1917, le 19e bataillon passe à la 166e division d'infanterie. Il y débute à l'offensive du printemps par le splendide enlèvement du
Chemin des Dames, le 5 mai à 9 heures d'un seul élan, en quarante minutes.

Lorsque, en 1918, la ruée allemande se produit, le 19e est jeté au travers, partout,
où il apparaît, à Grivesnes, Mailly- Raineval, c'est son impérissable titre de gloire, l'ennemi est arrêté. Le 4 avril, il faut empêcher l'ennemi de mettre la main sur la
voie ferrée Paris-Amiens.
A 6 heures du matin, malgré les pertes terribles, le 19e aborde au Nord de Thory le bois de la cote 95, refoule l'ennemi, le chasse, par des
assauts réitérés des bois de la cote 109, reprend pied sur le plateau de Mailly-Raineval et, dit une belle citation, rétablit la situation.


Enfin voici la grande bataille finale : passage héroïque du marais large et profond des trois Doms, poursuite par Roye, combats pour le tunnel du Canal du Nord,
prise de Saint Quentin, le difficile passage de l'Oise, au Nord de Guise, affaire des plus brillantes. Trois jours après, le 19e est aux avant-postes de La Capelle.
Son chef, le commandant Ducornez, commandant les avant-postes de la 166e division d'infanterie, et dont le nom figure dans les quatre citations de son unité, reçoit
les parlementaires officiels allemands. Un dernier bond en avant, l'enlèvement de Wignehies, de Fournies, et
l' armistice arrête le 19e bataillon au moment où il met le pied sur le territoire belge.

Décision du G. Q. G. du 4 octobre 1918
Magnifique bataillon, ayant au plus haut degré l'ardeur au combat et le sentiment du devoir. Sous le commandement du commandant Ducornez,
a fourni, du 8 août au 8 septembre 1918, un effort digne des plus grands éloges, en poursuivant inlassablement un ennemi en retraite sur de
très fortes positions préparées d'avance et défendues par une artillerie puissante et de nombreuses mitrailleuses. A enlevé ces positions avec
le plus bel élan, les a conservées avec une endurance et une bravoure peu communes, malgré de violentes contre-attaques.
Au cours de ces opérations, a pris 180 prisonniers, 3 canons de 150, un canon de 105, 3 canons de 77 et un important matériel de guerre.
<>

Le 20e bataillon de chasseurs

Le 20e bataillon de chasseurs à pied, entré en Alsace le 14 août, lors de la retraite, résiste encore victorieusement à Neuville-les-Raon et, le 30 août, à la Chipotte où il demeure maître de la position.

Lors de la bataille de la Marne, le 20e fait partie de l'armée Foch, bouscule, le 8 septembre, la garde saxonne, à la ferme des Monts Marains, et poursuit l'ennemi jusqu'en Champagne.

En Artois, le 9 octobre, c'est le 20e bataillon qui enlève Notre-Dame de Lorette et le 9 mai de l'année suivante, il est de ceux qui élargissent les positions conquise en s'emparant d'une partie du plateau. En septembre 1915, le 20e enlève la lisière ouest du bois de Givenchy.

En 1916, lors de la ruée sur Verdun il combat furieusement devant Douaumont où, du 7 au 12 mars, il reste ferme comme un roc. Puis il tient le secteur de Tahure en Champagne. Au cours de l'offensive de la Somme, les 8 et 17 septembre et les 10 et 14 octobre, il enlève, d'un élan irrésistible, ses objectifs. Le 23 octobre 1917, le 20e est avec les troupes qui, devant la Malmaison, enfoncent les lignes allemandes et portent notre première ligne jusqu'à l'Ailette.

Le 27 mais 1918, il est lancé contre les troupes allemandes qui viennent d'enlever le Chemin des Dames et, le 1er mars, après un combat très dur, les oblige à se fixer devant lui. II est encore devant l'ennemi, en Champagne, le 15 juillet, inébranlable, puis, lors du coup décisif de septembre, le 20e, attaquant dans la région du fond d'Aure, conquiert, les 29 et 30 septembre, plus de 2 kilomètres de terrain très âprement défendu.

En octobre, le 20e se rue à l'assaut de la Hunding Stellung, emporte la position qu'il a mission de conquérir et continue la poursuite. Le 11 novembre, quand lui parvient la nouvelle de l'armistice, le bataillon occupe le château de Bel-Air qui abrita si longtemps le kronprinz et son état-major.
 
Le 20 bataillon de chasseurs 

Ordre du 9 février 1919
Brillante unité de combat, qui n'a cessé, pendant toute la durée de la campagne, de se montrer aussi fougueuse dans l'attaque que tenace dans la résistance.
En particulier, le 8 septembre 1914, à la ferme des Monts-Marins, alors que des troupes de la garde saxonne venaient de prononcer une attaque victorieuse
et d'entrer sur la position de deux batteries, a, malgré un feu intense et malgré de lourdes pertes, contre-attaqué avec tant d'élan et d'adresse manœuvrière,
s'avançant comme à la parade, il réussit à dégager les batteries et à bousculer l'ennemi qui reflua en laissant sur le terrain un nombre considérable de blessés
et de morts. Pendant la période du 27 mai au 3 juin 1918, notamment lors de là défense du Bois-de-Trotte (Ouest de Châtillon-sur-Marne), a, sous le
commandement du chef de bataillon Schaffer, fait preuve du plus bel esprit du devoir et d'un haut sentiment de camaraderie du champ de bataille en parvenant,
malgré les pertes subies et un état de fatigue touchant à l'épuisement, à arrêter la ruée d'un ennemi très supérieur en nombre.


Le 13 août 1914, le 21e bataillon occupe, sans coup férir, le Donon qu'il défend ensuite opiniâtrement jusqu'à ce que le haut commandement ordonne la retraite.
Ce sont ensuite les durs combats du Badonviller, de la Neuville-les-Raon, du col de la Chipotte, en attendant que notre victoire de la Marne lance les chasseurs du
21e à la poursuite de l'ennemi à travers les bois du camp de Mailly
. Puis c'est la course à la mer.

Le bataillon commence son épopée du mois octobre. Du 17 au 20 décembre, il enlève, au Sud de Noulette, la plus grande partie des tranchées prises à l'ennemi.

1915 en Artois, dans les combats livrés sur le plateau de Notre-Dame-de-Lorette et devant Souchez, le bataillon fait preuve d'esprit d'offensive le plus brillant.

Le 25 septembre, il enlève, d'un seul élan, cinq lignes successives de tranchées. En 1916, le bataillon, qui, le 9 mars, a fait d'effrayantes pertes dans la terrible
lutte pour Douaumont et qui est allé se reconstituer en Champagne, est amené, au début de septembre, dans la Somme, Les 13, 15 et 17 septembre , à l'est de
Deniécourt, il prononce trois attaques aussi brillantes qu'opiniâtres, réalisant, au prix d'efforts surhumains et de lourdes pertes, la conquête de positions formidables.

Le 14 octobre, à peine reconstitué, il attaque la sucrerie de Genermont et atteint, d'un seul élan, tous ses objectifs. Moins de dix jours après, aux attaques de la
Malmaison, il lui échoit l'honneur de porter la ligne française jusqu'aux bords de l'Ailette

L'année suivante, à peine débarqué sur la Marne. le 27 mai 1918, le bataillon est jeté à la défense de la Vesle.

Courlandon, Crugny, Lagerie, Balieu, marquent les arrêts de la horde devant la résistance des chasseurs.

Puis c'est la Champagne, Souain, où, le 15 juillet, la division fameuse de la garde à pied vient se briser sur
nos réduits et le 21e bataillon conquiert sa quatrième citation.

Il continue d'ailleurs de se battre superbement, les 1er et 2 octobre, dans les bois d'Orfeuil, et le 1er novembre à la Charnière de la Hunding Stellung où il enlève la
cote 156, près de Saint-Fergeux, avant de se lancer à la poursuite de l'ennemi, en direction de Mézières, à l'allure de la chasse à courre.

fanion du 21 ème bataillon

fanion du 21 ème bataillon

Décision du G. Q. G. du 4 août 1918
Bataillon au moral superbe. Sous les ordres du commandant Rurtaire, après un bombardement ennemi de violence formidable, a pu, grâce à l'esprit
d'abnégation poussé jusqu'au sacrifice, par ses éléments avancés, arrêter pour sa large part la puissante offensive ennemie, en la clouant sur place
devant sa position de combat, malgré les farouches assauts répétés d'une division de cavalerie à pied de la garde. Par son endurance, son héroïsme
et sa ténacité, a repris à l'ennemi, les jours suivants, une partie du terrain volontairement abandonné,
montrant ainsi d'une façon incontestable son moral sur l'adversaire.

En 1914, chargé d'attaquer la tête de Behouille près de la Croix-aux-Mines, où l'ennemi était fortement retranché, le 22e bataillon de chasseurs
montre un entrain et une vigueur remarquables en chargeant à la baïonnette à trois reprises différentes. Il enlève la position et s'y maintient malgré
les lourdes pertes qui l'avaient éprouvé et qui avaient réduit son effectif à 500 hommes, Ce mordant à l'attaque, cette énergie farouche dans
la résistance se confirment dans toutes les autres affaires sur les différents fronts où, pendant trois ans, se transporte le bataillon.

C'est pour avoir enlevé une position dans laquelle l'ennemi se considérait comme inexpugnable,
d'après les déclarations mêmes des officiers prisonniers, que le bataillon acquiert sa deuxième citation
(ordre du 9 juillet 1915).


C'est pour l'élan admirable avec lequel ils se précipitent sur les tranchées ennemies et s'en emparent malgré
des tirs de barrage les plus violents, que, deux mois après, ces chasseurs sont une troisième fois cités à l'armée.


Au cours des opérations ayant pour objectif la conquête de la tête de pont à Morcourt, ferme Tilloy,
qui durèrent du 1er au 8 octobre 1918 et aboutirent à l'abandon, par l'ennemi, d'un des plus importants bastions de la ligne Hindenburg,
le 22e joue un rôle très important, soit par des actions offensives isolées, soit en appui direct d'autres unités. Il reste magnifiquement engagé
pendant toute cette période, ramassant prisonniers et mitrailleuses, et refusant d'être relevé avant d'avoir terminé la tâche entreprise.
Décision du G. Q. G. du 8 novembre 1918
Bataillon d'élite, doué des plus belles qualités militaires, reste fidèle à ses traditions de gloire, d'abnégation et de modestie. Au cours des opérations
ayant pour objectif la conquête de la tête de pont à Morcourt, ferme Tilloy, qui durèrent du 1er au 5 octobre 1918, et aboutirent à l'abandon par
l'ennemi d'un des plus importants bastions de la ligne Hindenburg, a, sous les ordres du capitaine Vignat, joué un rôle très important, soit par des
actions offensives isolées, soit en appui direct d'autres unités. Est resté engagé pendant toute cette période, refusant d'être relevé avant d'avoir
terminé la tâche entreprise, faisant 408 prisonniers, capturant 38 mitrailleuses.


Après s'être battu durement sur tous les fronts et avoir acquis, en 1915 et 1916,
deux premières superbes citations à l'ordre de l'armée
,
le 24e bataillon participe,
en 1918, aux formidables combats au nord de Soissons et à la lutte entre Aisne et Oise, qui libérera le département de l'Oise et refoulera l'ennemi au delà
du canal de Saint-Quentin
. Il atteint, le 31 août, tous ses objectifs après avoir brisé la résistance de l'ennemi dans un corps à corps acharné.

Il conquiert les 3 et 4 septembre, dans des conditions très dures un point d'appui important.

Appelé à passer en réserve, il sollicite l'honneur de continuer à combattre en première ligne.

Les 5, 6, 7 et 8 septembre, il réalise une progression de près de 5 kilomètres en capturant 170 prisonniers et un important matériel.

Le mois suivant, le 24e bataillon se trouve compris dans la magnifique citation collective du 9e groupe

qui, après avoir atteint le canal de la Sambre au cours d'une poursuite heureusement menée, les 18 et 19 octobre, a dégagé complètement la rive
ouest du canal par une série de vigoureuses attaques, puis a passé le canal malgré les plus grandes difficultés et, enfin, a entamé aussitôt une exploitation
du succès qui lui a permis d'occuper, le soir même le bourg de Bergues, réalisant ainsi une avance de 3 kilomètres,
capturant 308 prisonniers, 5 canons, des mitrailleuses et un matériel formidable.

Décision du G. Q. G. du 12 octobre 1918.
Superbe bataillon, sous le commandement du commandant Mellier, a attaqué avec vigueur, le 31 août 1918, a atteint ses objectifs après avoir
brisé la résistance de l'ennemi par un corps à corps acharné. Les 3 et 4 septembre, a conquis dans des conditions particulièrement difficiles un
important point d'appui. Appelé à passer en réserve, a sollicité l'honneur de continuer à combattre en première ligne. Les 5, 6, 7 et 8 septembre,
par une action continue, une manœuvre adroite et une volonté tenace, a refoulé l'ennemi sur sa nouvelle ligne de résistance, combattant
jour et nuit en dépit de la fatigue et des violentes réactions de l'artillerie ennemie. Au cours de ces actions, a réalisé un gain de terrain de
4 kilomètres 500, a fait 170 prisonniers, a capturé 56 mitrailleuses, dont 11 lourdes et 2 canons de tranchée.


Le 25ème bataillon de chasseurs  Le 25e bataillon a déjà donné, depuis le début de la campagne, a de nombreuses marques de haute valeur, ordre du 11 avril 1915, lorsque, après une patiente et âpre lutte qui a duré plus d'un mois, il s'empare de la très forte position des Eparges.

Lors de l'offensive du 16 avril 1917, ]e 25e bataillon atteint ses objectifs, formidablement défendus, et, sur les 10.000 prisonniers que nos troupes réalisent en cette première journée, 400 sont le butin des chasseurs du 25e.

Puis, l'année suivante, en 1918, survient la ruée allemande, de Grivesnes jusqu'au nord de la route d'Amiens à Roye. Le 25e compte parmi les vaillantes unités qui défendent pied à pied le sol, il est l'un des éléments qui contribuent le plus à l'arrêt de l'ennemi dans la région où il a été engagé, résistant magnifiquement sans perdre un pouce de terrain à sept assauts de la garde allemande.

Puis, quand viennent les journées victorieuses, le 25e bataillon, lancé à la poursuite de l'ennemi en retraite, occupe, le 28 septembre, le fort de la Malmaison au moment où il sautait, enlève, le 12 octobre, les hauteurs au Nord de l'Ailette, pénètre, le 13, dans Laon, franchit, le 23 de vive force, le canal de la Souche, et enlève, le 25, à un kilomètre au delà, une position fortifiée énergiquement défendue. 

Ordre du 31 mai 1918
Bataillon au moral superbe, qui a été l'un des éléments qui ont le plus contribué à l'arrêt définitif de l'ennemi dans la région où il a été engagé.
Le 4 avril 1918, sous les ordres du commandant Lamarche, a magnifiquement résisté à sept assauts de la garde allemande, sans perdre un pouce
de terrain, contre-attaquant sans cesse et infligeant à l'ennemi des pertes exceptionnellement fortes.


Le 28ème bataillon de chasseurs  Rudes montagnards de

l'Auvergne, de la Haute-Loire, de l'Ardèche, des Alpes, de l'Allier, de la Loire, du Rhône et de la Drôme,

les chasseurs du 28e bataillon ont totalisé

magnifiquement, pendant la guerre,

quinze citations collectives,

dont cinq à l'ordre de l'armée.
 


Le 23 août 1914, après un dur combat à Ingersheim, le 28e bataillon pousse des avant-gardes jusque dans les faubourgs de Colmar.
Mais il lui faut, hélas! se replier sur les sommets des Vosges où ont lieu de durs et meurtriers combats. Le 25 décembre, il est transporté
dans le secteur de Hartmannswillerkopf.

Après avoir participé brillamment aux attaques de Wattwiller et de Metzeral il fait face au redoutable sommet de l'Hartmann et enlève, aux flancs du piton,
en décembre 1915, le rocher d'Hirzestein, en dépassant tous ses objectifs. En septembre 1916, le bataillon prend part à l'offensive de la Somme
dans la brigade Messimy, pousse jusqu'à Bouchavesnes, gagnant 4 kilomètres, capturant 400 prisonniers et 5 canons.

Dès avril 1917, le 28e est engagé dans la grande bataille de l'Aisne. En juin, il s'empare, d'un seul élan, du plateau de Californie sous un feu d'enfer, enlève,
en juillet, la tranchée de la Gargousse au Chemin des Dames, et chasse la garde prussienne des carrières du Charbon et des Bovettes.
Mais voici avril 1918 et, après des angoisses alternées, « la victoire ».

Le 8 août, secondé par ses camarades des 64e et 68e bataillons, il s'empare du formidable réduit de Moreuil où il fait 311 prisonniers et un butin
considérable. Il a ouvert la voie à la grande offensive qui nous mène aux abords de Saint-Quentin. Le 15 septembre, après plusieurs jours d'une
lutte ininterrompue et très meurtrière avec la garde prussienne, le 28e bataillon participe superbement à
l'enlèvement du plateau à l'est de Vauxaillon et fait 300 prisonniers.

Transporté ensuite dans la région de Saint-Quentin, il franchit le 4 novembre avec un héroïsme d'épopée, le canal de la Sambre et,
dès le soir même et le lendemain, il refoule l'ennemi à 3 kilomètres au delà.

Après deux ans de durs combats, lourds en sacrifices, notamment à Audul-le-Roman, HautvaL la Vaux-Marie, le Gilaumont,
cote 322 près de Chauvoncourt, bois de Lamorville, ferme de Navarin, butte de Souain, au Chenois, dans la région de Verdun,
le 28e bataillon de chasseurs gagne sa première citation.

En septembre 1916, dans les terribles corps à corps du secteur de Bouchavesnes et du bois de Saint-Pierre-Waast.

Dans l'offensive d'avril 1917, il enlève les carrières souterraines de
Soupir et poursuit l'ennemi jusqu'au Chemin des Dames.

Ordre du 2 décembre 1917
Bataillon d'attaque, déjà titulaire de la fourragère qui, sous le commandement d'un chef jeune et énergique, le commandant Prudhomme, n'a cessé
de se distinguer au cours de la bataille de l'Aisne (avril-octobre 1917). Amené rapidement, le 3 juin, sous un bombardement intense, a repris d'un
seul élan et conservé les positions dominantes du plateau de Californie. Les 30 et 31 juillet, a conquis au Chemin des Dames et dépassé ses objectifs
s'est maintenu dans la tranchée allemande de la Gargousse sans perdre un pouce de terrain, malgré des réactions et des bombardements ennemis
continuels, a fait 80 prisonniers et pris 6 mitrailleuses. Au cours des opérations du 23 au 26 octobre, a, par ses détachements de creules, décimés
par les mitrailleuses et l'artillerie lourde, surpassé encore sa réputation d'héroïsme. Mis à la disposition d'une grande unité voisine, a lutté pendant
deux jours, enlevé des carrières et trois lignes de tranchées fortement tenues par la garde prussienne
s'emparant de 100 prisonniers, 12 mitrailleuses, 20 minenwerfers lourds et réalisant une avance de 1.500 mètres.

En Picardie, du 31 mars au 4 avril 1918, le 29e bataillon arrête net l'avalanche allemande à Thory. Du 1er au 11 août, il participe à la
contre-offensive du Tardenois, compte parmi les éléments qui attaquent le plateau du Grand-Rozoy,
culbute l'ennemi et le poursuit jusqu'à la Vesle, le 3 août. Du 20 au 27 août, malgré les vides causés dans ses rangs par les derniers combats, le bataillon,
sur les plateaux de Bieuxy et de Tartiers, venge ses morts en ne laissant ni trêve ni repos à l'ennemi et progresse de 2 kilomètres.

Après quinze jours de repos il reprend inlassablement la poursuite de l'ennemi. Ce sont les combats autour de la ferme de l'Ange Gardien, du fort de
la Malmaison, l'Ailette, l'entrée à Laon, puis les attaques du Moulin de la Tour, l'enlèvement de la Hunding Stellung
, l'ennemi pourchassé
jusqu'à la Souche où le 29e bataillon arrive fin octobre, dans la gloire d'une quatrième superbe citation.

Ordre du 31 mai 1918
Le 29e bataillon de chasseurs à pied, sous les ordres du commandant Dumont, débarqué le 30 mars au malin à 40 kilomètres de la ligne de feu,
a marché au canon, contre-attaque le soir même sur l'initiative de son chef, rejeté l'ennemi et rétabli une situation critique. Pendant les
journées du 31 mars au 3 avril, a eu toutes ses unités engagées dans des circonstances difficiles en pleine bataille. Le 4 avril, après un violent
bombardement, attaqué à plusieurs reprises par un ennemi décidé à tous les sacrifices et numériquement supérieur, a résisté magnifiquement,
malgré les tentatives enveloppement, n'a pas cédé un pouce de terrain, harcelant les masses ennemies par des contre-attaques au cours
desquelles ses unités ont montré un courage, un esprit de sacrifice superbes, permettant ainsi aux renforts d'intervenir.

En 1915, les 3, 4 et 5 mars, le 31e bataillon de chasseurs se couvre de gloire en contre-attaquant à plusieurs reprises avec
une obstination héroïque l'ennemi, qui a forcé une partie de nos retranchements de Notre-Dame-de-Lorette,
et en lui reprenant cinq lignes de tranchées successives et faisant de nombreux prisonniers.

Lorsque le bataillon est retiré du feu, il a 9 officiers, 58 sous-officiers et 643 hommes hors de combat.
Même mordant pendant toute l'année 1916, récompensé par une autre belle citation.


Dans l'offensive au Nord de l'Aisne, l'année suivante, le 23 octobre le 31e enlève un secteur de la première position ennemie, réduisant,
après un corps à corps de trois heures, un centre de résistance défendu par un bataillon qui est entièrement détruit ou fait prisonnier,
prenant 13 canons, dont 10 lourds, des mitrailleuses et un matériel considérable.

Un mois après, en Champagne, engagé en deux fractions les 26, 27 et 28 septembre, il rompt le front ennemi, réalise une avance de 8 kilomètres,
capturant 300 prisonniers et 13 canons, dont 6 lourds, plus de 100 mitrailleuses et un énorme matériel.

Ordre du 13 novembre 1917
Corps d'élite qui vient de donner encore une fois la mesure de sa valeur. Le 23 octobre 1917, sous les ordres du chef de bataillon Clayeux, a
enlevé un secteur de la première position ennemie particulièrement bien défendue, réduisant, après un corps à corps de trois heures, un
centre de résistance défendu par un bataillon qui fut entièrement détruit ou fait prisonnier, prenant 13 canons, dont 10 lourds, et un matériel
considérable. A complété son succès, le 25 octobre, en effectuant une nouvelle progression au cours de laquelle il a fait, dans de brillants
engagements, plus de 100 prisonniers appartenant à quatre corps différents.


Après avoir, au début d'octobre 1914, pour couvrir des débarquements de troupes, résisté pendant quatre jour sans appui d'artillerie
à tirs forces six fois supérieures, le 54e bataillon de chasseurs à pied marche et combat pendant quinze jours sans interruption du 8 au 22 octobre 1914,
pour assurer la liaison avec les troupes anglaises.


Réduit, le 17 octobre, à 4 officiers et 400 hommes, il provoque l'admiration des Britanniques et mérite,
dès ce moment, d'être appelé « bataillon d'élite ».


Après d'âpres et sanglants combats pendant trois ans sur les divers fronts, le 54e participe glorieusement, le 18 juillet 1918 et les jours suivants, à l'offensive
de l'Aisne à la Marne, mène le combat en tête de sa division, enlève des bois, 3 villages, 11 canons et un énorme matériel.

Un mois après, il renouvelle,
malgré ses lourds sacrifices, ses glorieux efforts en capturant plus de 100 prisonniers, des canons, des mitrailleuses.

Ordre du 14 septembre 1917
Affecté comme soutien d'un corps de cavalerie, le 54e bataillon de chasseurs, sous les ordres du commandant Sammarcelli, a marché et combattu,
pendant quinze jours sans interruption (8-22 octobre 1914), pour assurer la liaison avec les troupes anglaises. En particulier, le 17 octobre, bien
que réduit à 4 officiers et environ 400 hommes, a provoqué l'admiration des troupes anglaises et du corps de cavalerie et mérité l'appellation de
" bataillon d'élite ", par le courage et l'esprit de sacrifice qu'il a montrés en enlevant et en conservant, pendant cinq jours, malgré un violent
bombardement, un village dont la possession était nécessaire pour le succès de nos opérations.


Le 60e bataillon a déjà été qualifié de « magnifique bataillon d'une ardeur guerrière remarquable »
lorsque, après plus de trois années de luttes glorieuses
en Lorraine, en Belgique, en Artois, à Verdun, sur la Somme, en Alsace,
il est engagé dans les rudes combats du 15 au 29 juillet 1918, d'abord au Sud de la Marne où il oppose à
l'avance ennemie une barrière infranchissable, ensuite au nord de cette rivière où il se signale par son mordant irrésistible et son ardent esprit de solidarité.

Le 23 juillet, en particulier, il enlève un parc solidement organisé.
Et, pendant les cinq jours qui suivent, il continue sa progression victorieuse,
contraignant l'ennemi à battre précipitamment en retraite.


Transporté ensuite au nord, le 60e participe aux magnifiques efforts du 14e groupe de bataillon a qui, le 14 octobre, enlève la crête d'Hooghedo,
position essentielle, fait 650 prisonniers et prend 8 canons, et, le 22 octobre, franchit la Lys de vive force. Le 60e bataillon, en particulier,
dans une attaque splendide, conquiert une tête de pont de 3 kilomètres de profondeur, et, dans l'offensive reprise le 23 octobre
à sa bonne part des succès décisifs et de l'énorme butin du groupe dont il fait partie.

Ordre du 3 février 1918
Magnifique bataillon, d'une ardeur guerrière remarquable. Après plus de trois années de luttes glorieuses en Lorraine, en Belgique, en Artois, à Verdun,
sur la Somme et au Chemin des Dames, a attaqué, le 7 novembre 1917, une position ennemie considérée comme particulièrement difficile, et après
avoir subi dans ses tranchées de départ un bombardement meurtrier, a, sous le commandement énergique et habile de son chef, le commandant Sée,
enlevé quatre lignes de tranchées, deux fortins bétonnés, conquis en certains points plus de 500 mètres de terrain en profondeur, des prisonniers,
du matériel, a maintenu, sans faiblir, sa conquête pendant les deux journées suivantes sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses.


Le 68e bataillon s'est, pendant trois ans, durement battu et a eu notamment, à Cléry, une conduite
dont une citation à l'armée fait l'éloge, lorsque ses chasseurs, dans l'offensive alliée des Flandres des
30 et 31 juillet 1917, entre la Lys et Yser, enlèvent, d'un seul magnifique élan, tous leurs objectifs,
après avoir franchi, en rampant, des fils de fer incomplètement détruits. II résiste à toutes les
contre-attaques en augmentant le nombre de ses prisonniers et l'importance de son butin.

En 1918, les 17 et 18 octobre au cours de combats acharnés où il se heurte à des troupes d'élite, le 68e s'empare de la moitié du village
de Petit-Verly, rompt le front ennemi, capturant 4 canons et près de 300 prisonniers.

Le 4 novembre, il franchit le canal de la Sambre à l'Oise,
sous un feu très violent, s'empare de haute lutte des positions de la rive est, progresse de 4 kilomètres en s'emparant de 120 prisonniers et de 3 canons.

Mais cela ne suffit pas encore à la splendide ardeur offensive de ce
bataillon inlassable, qui attaque de nouveau en fin de journée, progresse jusqu'au village de Bergues, et atteste la décision du G. Q. G. du 9 décembre 1918,
réalise encore une fois dans son secteur d'attaque, " la rupture du front ennemi ".

Décision du G. Q. G. du 9 décembre 1918
Les 17 et 18 octobre 1918, sous les ordres du commandant de Verdilhac, au cours des combats acharnés où il s'est heurté à des troupes d'élite,
s'est emparé de la moitié du village de Petit-Verly, et a rompu le front ennemi, capturant 288 prisonniers, 4 canons, 40 mitrailleuses et un matériel
important. Le 4 novembre, a franchi le canal de la Sambre à l'Oise, sous un feu très violent, s'est empare de haute lutte des positions de la rive Est,
a progressé de 4 kilomètres en capturant 120 prisonniers et s'emparant de 3 canons, 20 mitrailleuses, 7 minenwerfers de gros calibre. A de nouveau
attaqué en fin de journée et progressé jusqu'au village de Bergues, réalisant la rupture du front ennemi.


C'est le 102e bataillon qui, en décembre 1916, lors de l'offensive sur 10 kilomètres entre la Meuse et la Woëvre pour dégager Douaumont,
enlève brillamment le village de Bezonvaux.
Lorsque, le 15 de ce mois, il est jeté dans l'offensive, il avait déjà, sur divers fronts,
et notamment en Champagne,« donné de merveilleuses preuves de crânerie et de mordant ». Le 15 décembre 1916, il occupe,
d'un élan, deux ouvrages fortifiés, portant d'un bond, sa première ligne à 2 kilomètres en avant.

Et c'est au cours de la nuit suivante, sans souci de la fatigue et des pertes subies, qu'il s'empare de Bezonvaux en capturant
500 prisonniers, 4 canons et un énorme matériel.

En mai 1918, avec d'autres vaillantes unités de chasseurs, le 102e est opposé à la ruée allemande, disputant avec fermeté chaque pouce de terrain , et,
lorsque le 18 septembre, les Franco-Anglais avancent au sud-ouest de Saint-Quentin et au Nord-Ouest de Cambrai, le 102e pénètre de 2 kilomètres
dans les lignes ennemies et soutient, les 24 et 25 septembre suivants, une lutte ininterrompue et acharnée contre un ennemi qui réagit violemment,
mais dont il finit par briser l'énergie en enlevant ses centres de résistance et en lui faisant de nombreux prisonniers.

Ordre du 5 janvier 1917
Sous le commandement du chef de bataillon Florentin, aux attaques du 15 décembre 1916, a enlevé successivement, d'un élan superbe, deux
ouvrages portant d'un bond sa première ligne à 2 kilomètres en avant. Au cours de la nuit suivante, malgré la fatigue de la journée et les pertes
subies, a continué son action offensive en enlevant brillamment le village de Bezonvaux.
A fait 500 prisonniers, pris 4 canons, 8 mitrailleuses et un important matériel de guerre.

Le 115e bataillon alpin de chasseurs à pied totalise ses quatre citations à l'ordre de l'armée entre le
30 décembre 1917, et le 4 novembre 1918, sept jours avant l'armistice, il pousse l'ennemi vers le Nord.


C'est pour le 115e une année de combats extrêmement âpre et glorieuse, avec le 6e groupe de bataillons dont il fait partie et dont
il partage les citations collectives à l'occasion des luttes formidables des 8, 29, 30 juin, 18, 19 et 20 juillet 1918, puis, dans la bataille
de rupture du 30 septembre au 5 octobre, contre les positions puissamment organisées de la ligne Hindenburg. Le 26 octobre, le 115e enlève la partie nord du
village de Pleine-Selbe avec 150 prisonniers et des mitrailleuses et pousse son attaque vers le nord sur 4 kilomètres, le jour même. Le 27, il bouscule
encore la résistance ennemie pendant 5 kilomètres et, le 4 novembre, prend part à la poursuite, pendant 21 kilomètres,
précédant toujours de plusieurs heures les éléments de la division voisine.

Décision du G. Q. G. du 27 novembre 1918
Sous les ordres du commandant de Varax : troupe remarquablement entraînée, connue par son énergie et son allant. Avec l'aide de chars d'assaut,
a enlevé, le 26 octobre 1918, la partie Nord du village de Pleine-Selbe, solidement défendu, il y a fait 150 prisonniers, pris des mitrailleuses, a poussé
son attaque vers le Nord sur 4 kilomètres le jour même. Le lendemain 27, a repris le mouvement en avant bousculant la résistance ennemie pendant
5 kilomètres. Le 4 novembre, a pris part, en tête, à la poursuite pendant 21 kilomètres, précédant toujours de plusieurs heures les éléments de la division voisine.

Lorsque, en octobre 1916, les Français, sur la rive droite de la Meuse, brisent la ligne ennemie et réoccupent le village et le
fort du Douaumont, la batterie de Damloup, Thiaumont, les carrières d'Haudremont,
le 116e bataillon de chasseurs à pied, par son élan magnifique, le 25 octobre, son gain de positions organisées et sa capture de 350 prisonniers,
conquiert une première très belle citation à l'armée. II obtient sa seconde citation" le 15 décembre de la même année
lorsque, dans la nouvelle attaque entre la Meuse et la Woëvre pour dégager Douaumont, il enlève un ouvrage fortifié avec 3 canons et 400 prisonniers.

L'année suivante, le 27 octobre 1917, sur le front des Flandres, le bataillon traverse, dans un ordre impressionnant et malgré les barrages ennemis,
la vallée du Saint-Jansbeck, franchit ensuite notre première ligne, et enlève, dans un vif combat, tout le terrain organisé par l'ennemi
dont la conquête lui avait été assignée à l'Ouest de la forêt d'Houthulst.

En 1918, au cours des combats de rupture et de poursuite vers Saint-Quentin el Cambrai, du 18 au 25 septembre, les chasseurs du 116e atteignent tous
leurs objectifs, qu'ils dépassent, en capturant- prisonniers, mitrailleuses et matériel de toute sorte, ce qui leur vaut leur
quatrième très belle citation à l'ordre de l'armée.

Ordre du 7 décembre 1917
Sous le commandement du chef de bataillon Raoull, le 27 octobre 1917, a traversé dans un ordre impressionnant, et malgré un barrage ennemi,
la vallée du Saint-Jansbeck, franchissant ensuite notre première ligne, est arrivé à l'attaque avec un entrain magnifique, enlevant dans un vif
combat où son chef fut blessé tout le terrain organisé par l'ennemi, dont la conquête lui avait été assignée à l'Ouest de la forêt d' Houthoulst.



Parmi les trente-cinq bataillons de chasseurs à pied qui portent la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre, onze, le
3e , 23e , 42e , 44e , 51e , 52e , 61e , 63e , 64e , 67e , 70e , possèdent trois citations à l'ordre de l'armée.

Les vingt -quatre autres bataillons :
7e , 9e , 10e , 18e , 26e , 32e ,41e , 43e . 45e , 47e , 48e , 49e
, 53e , 55e , 56e , 59e , 62e , 65e , 69e , 106e , 107e , 114e , 120e , 121e

ainsi que les 6e et 9e groupes, ont été deux fois cités, toutes citations superbes qui répètent
les merveilleux éloges de l'arme et évoquent l'ensemble des glorieux faits d'armes
auxquels tous les chasseurs ont participé.




le fanion du 106 ème

le fanion du 106e recevant la fourragère verte et rouge des mains du maréchal Pétain


 
statistiques  
mise à jour : octobre 2010
Copyright JOLY Guy