Ordre du 9 février 1919
Brillante unité de combat, qui n'a cessé, pendant toute la durée de la campagne, de se montrer aussi fougueuse dans l'attaque que tenace dans la résistance.
En particulier, le 8 septembre 1914, à la ferme des Monts-Marins, alors que des troupes de la garde saxonne venaient de prononcer une attaque victorieuse
et d'entrer sur la position de deux batteries, a, malgré un feu intense et malgré de lourdes pertes, contre-attaqué avec tant d'élan et d'adresse manœuvrière,
s'avançant comme à la parade, il réussit à dégager les batteries et à bousculer l'ennemi qui reflua en laissant sur le terrain un nombre considérable de blessés
et de morts. Pendant la période du 27 mai au 3 juin 1918, notamment lors de là défense du Bois-de-Trotte (Ouest de Châtillon-sur-Marne), a, sous le
commandement du chef de bataillon Schaffer, fait preuve du plus bel esprit du devoir et d'un haut sentiment de camaraderie du champ de bataille en parvenant,
malgré les pertes subies et un état de fatigue touchant à l'épuisement, à arrêter la ruée d'un ennemi très supérieur en nombre.

Le 13 août 1914, le 21e bataillon occupe, sans coup férir, le
Donon qu'il défend ensuite opiniâtrement jusqu'à ce que le haut commandement ordonne la retraite.
Ce sont ensuite les durs combats du Badonviller, de la Neuville-les-Raon, du col de la Chipotte,
en attendant que notre victoire de la Marne lance les chasseurs du
21e à la poursuite de l'ennemi à travers les bois du camp de Mailly. Puis c'est la course à la mer.
Le bataillon commence son épopée du mois octobre. Du
17
au 20 décembre, il enlève, au Sud de Noulette, la plus grande partie des tranchées prises à l'ennemi.
1915 en
Artois, dans les combats livrés sur le plateau de
Notre-Dame-de-Lorette et devant
Souchez,
le bataillon fait preuve d'esprit d'offensive le plus brillant.
Le
25 septembre, il enlève, d'un seul élan, cinq lignes successives de tranchées. En
1916, le bataillon, qui, le
9 mars, a fait d'effrayantes pertes dans la terrible
lutte pour
Douaumont et qui est allé se reconstituer en
Champagne,
est amené, au début de
septembre, dans la
Somme, Les
13,
15 et
17 septembre , à l'est de
Deniécourt, il prononce trois attaques aussi brillantes qu'opiniâtres, réalisant, au prix d'efforts surhumains et de lourdes pertes,
la conquête de positions formidables.
Le
14 octobre, à peine reconstitué, il attaque la
sucrerie de Genermont et atteint, d'un seul élan, tous ses objectifs. Moins de
dix jours après, aux attaques de la
Malmaison, il lui échoit l'honneur de porter la ligne française jusqu'aux bords de l'
Ailette
L'
année suivante, à peine débarqué sur la
Marne. le
27 mai 1918, le bataillon est jeté à la défense de la
Vesle.
Courlandon, Crugny, Lagerie, Balieu, marquent les
arrêts de la horde devant la résistance des chasseurs.
Puis c'est la
Champagne,
Souain, où, le
15 juillet, la division fameuse de la garde à pied vient se briser sur
nos réduits et le
21e bataillon conquiert sa quatrième citation.
Il continue d'ailleurs de se battre superbement, les
1er et
2 octobre, dans les bois d'Orfeuil, et le
1er novembre à la
Charnière de la Hunding Stellung où il enlève la
cote 156, près de
Saint-Fergeux, avant de se lancer à la poursuite de l'ennemi, en direction de
Mézières, à l'allure de la chasse à courre.

fanion du 21 ème bataillon
Décision du G. Q. G. du 4 août 1918
Bataillon au moral superbe. Sous les ordres du commandant Rurtaire, après un bombardement ennemi de violence formidable, a pu, grâce à l'esprit
d'abnégation poussé jusqu'au sacrifice, par ses éléments avancés, arrêter pour sa large part la puissante offensive ennemie, en la clouant sur place
devant sa position de combat, malgré les farouches assauts répétés d'une division de cavalerie à pied de la garde. Par son endurance, son héroïsme
et sa ténacité, a repris à l'ennemi, les jours suivants, une partie du terrain volontairement abandonné,
montrant ainsi d'une façon incontestable son moral sur l'adversaire.
En
1914, chargé d'attaquer la tête de
Behouille près de la Croix-aux-Mines, où l'ennemi était fortement retranché, le
22e bataillon de chasseurs
montre un entrain et une vigueur remarquables en chargeant à la baïonnette à trois reprises différentes. Il enlève la position et s'y
maintient malgré
les lourdes pertes qui l'avaient éprouvé et qui avaient réduit son effectif à 500 hommes, Ce mordant à l'attaque, cette énergie farouche dans
la résistance se confirment dans toutes les autres affaires sur les différents fronts où, pendant
trois ans, se transporte le bataillon.
C'est pour avoir enlevé une position dans laquelle l'ennemi se considérait comme inexpugnable,
d'après les déclarations mêmes des officiers prisonniers, que le bataillon acquiert sa deuxième citation
(ordre du 9 juillet 1915).
C'est pour l'élan admirable avec lequel ils se précipitent sur les tranchées ennemies
et s'en emparent malgré
des tirs de barrage les plus violents, que, deux mois après, ces chasseurs sont une troisième fois cités à l'armée.
Au cours des opérations ayant pour objectif la conquête de la tête de pont à
Morcourt,
ferme Tilloy,
qui durèrent du
1er au
8 octobre 1918 et aboutirent à l'abandon, par l'ennemi, d'un des plus importants bastions de la ligne
Hindenburg,
le
22e joue un rôle très important, soit par des actions offensives isolées, soit en appui direct d'autres unités. Il reste magnifiquement engagé
pendant toute cette
période, ramassant prisonniers et mitrailleuses, et refusant d'être relevé avant d'avoir terminé la tâche entreprise.
Décision du G. Q. G. du 8 novembre 1918
Bataillon d'élite, doué des plus belles qualités militaires, reste fidèle à ses traditions de gloire, d'abnégation et de modestie. Au cours des opérations
ayant pour objectif la conquête de la tête de pont à Morcourt, ferme Tilloy, qui durèrent du 1er au 5 octobre 1918, et aboutirent à l'abandon par
l'ennemi d'un des plus importants bastions de la ligne Hindenburg, a, sous les ordres du capitaine Vignat, joué un rôle très important, soit par des
actions offensives isolées, soit en appui direct d'autres unités. Est resté engagé pendant toute cette période, refusant d'être relevé avant d'avoir
terminé la tâche entreprise, faisant 408 prisonniers, capturant 38 mitrailleuses.
Après s'être battu durement sur tous les fronts et avoir acquis, en 1915 et 1916,
deux premières superbes citations à l'ordre de l'armée,
le
24e bataillon participe,
en
1918, aux formidables combats au nord de
Soissons
et à la lutte entre
Aisne et
Oise, qui
libérera le département de l'Oise et refoulera l'ennemi au delà
du canal de Saint-Quentin.
Il atteint, le
31 août, tous ses objectifs après avoir brisé la résistance de l'ennemi dans un corps à corps acharné.
Il conquiert les
3 et
4 septembre, dans des conditions très dures un point d'appui important.
Appelé à passer en réserve, il sollicite l'honneur de continuer à combattre en première ligne.
Les
5,
6,
7 et
8 septembre, il réalise une progression de près de
5 kilomètres en capturant 170 prisonniers et un important matériel.
Le mois suivant, le 24e bataillon se trouve compris dans la magnifique citation collective du 9e groupe
qui, après avoir atteint le
canal de la Sambre au cours d'une poursuite heureusement menée, les
18 et
19 octobre, a dégagé complètement la rive
ouest du canal par une série de vigoureuses attaques, puis a passé le canal malgré les plus grandes difficultés et, enfin, a entamé aussitôt une exploitation
du succès qui lui a permis d'occuper, le soir même le
bourg de Bergues, réalisant ainsi une avance de 3 kilomètres,
capturant 308 prisonniers, 5 canons, des mitrailleuses et un matériel formidable.
Décision du G. Q. G. du 12 octobre 1918.
Superbe bataillon, sous le commandement du commandant Mellier, a attaqué avec vigueur, le 31 août 1918, a atteint ses objectifs après avoir
brisé la résistance de l'ennemi par un corps à corps acharné. Les 3 et 4 septembre, a conquis dans des conditions particulièrement difficiles un
important point d'appui. Appelé à passer en réserve, a sollicité l'honneur de continuer à combattre en première ligne. Les 5, 6, 7 et 8 septembre,
par une action continue, une manœuvre adroite et une volonté tenace, a refoulé l'ennemi sur sa nouvelle ligne de résistance, combattant
jour et nuit en dépit de la fatigue et des violentes réactions de l'artillerie ennemie. Au cours de ces actions, a réalisé un gain de terrain de
4 kilomètres 500, a fait 170 prisonniers, a capturé 56 mitrailleuses, dont 11 lourdes et 2 canons de tranchée.

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Le 25e bataillon a déjà donné, depuis le début de la campagne, a de nombreuses marques de haute valeur, ordre du 11 avril 1915, lorsque, après une patiente et âpre lutte qui a duré plus d'un mois, il s'empare de la très forte position des Eparges.
Lors de l'offensive du 16 avril 1917, ]e 25e bataillon atteint ses objectifs,
formidablement défendus, et, sur les 10.000 prisonniers que nos troupes réalisent en cette première journée, 400 sont le butin des chasseurs du 25e.
Puis, l'année suivante, en 1918, survient la ruée allemande, de Grivesnes
jusqu'au nord de la route d'Amiens à Roye. Le 25e compte parmi les vaillantes unités
qui défendent pied à pied le sol, il est l'un des éléments qui contribuent le plus à l'arrêt de l'ennemi dans la région où il a été engagé, résistant magnifiquement
sans perdre un pouce de terrain à sept assauts de la garde allemande.
Puis, quand viennent les journées victorieuses, le 25e bataillon, lancé à la poursuite de
l'ennemi en retraite, occupe, le 28 septembre, le fort de la Malmaison
au moment où il sautait, enlève, le 12 octobre, les hauteurs au Nord de l'Ailette,
pénètre, le 13, dans Laon,
franchit, le 23 de vive force, le canal de la Souche, et enlève, le 25, à un kilomètre au delà, une position fortifiée énergiquement défendue. |
Ordre du 31 mai 1918
Bataillon au moral superbe, qui a été l'un des éléments qui ont le plus contribué à l'arrêt définitif de l'ennemi dans la région où il a été engagé.
Le 4 avril 1918, sous les ordres du commandant Lamarche, a magnifiquement résisté à sept assauts de la garde allemande, sans perdre un pouce
de terrain, contre-attaquant sans cesse et infligeant à l'ennemi des pertes exceptionnellement fortes.
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Rudes montagnards de
l'Auvergne, de la Haute-Loire, de l'Ardèche, des Alpes, de l'Allier, de la Loire, du Rhône et de la Drôme,
les chasseurs du 28e bataillon ont totalisé
magnifiquement, pendant la guerre,
quinze citations collectives,
dont cinq à l'ordre de l'armée.
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Le 23 août 1914, après un dur combat à Ingersheim, le
28e bataillon pousse des avant-gardes jusque dans les faubourgs de Colmar.
Mais il lui faut, hélas! se replier sur les sommets des Vosges où ont lieu de durs et meurtriers combats. Le 25 décembre, il est transporté
dans le secteur de Hartmannswillerkopf.
Après avoir participé brillamment aux attaques de Wattwiller et de Metzeral il fait face au redoutable sommet de l'Hartmann et enlève, aux flancs du piton,
en décembre 1915, le rocher d'Hirzestein, en dépassant tous ses objectifs.
En septembre 1916, le bataillon prend part à l'offensive de la Somme
dans la brigade Messimy, pousse jusqu'à Bouchavesnes, gagnant 4 kilomètres, capturant 400 prisonniers et 5 canons.
Dès avril 1917, le 28e est engagé dans la grande bataille de l'Aisne.
En juin, il s'empare, d'un seul élan, du plateau de Californie sous un feu d'enfer, enlève,
en juillet, la tranchée de la Gargousse au Chemin des Dames, et chasse la garde prussienne des carrières du Charbon et des Bovettes.
Mais voici avril 1918 et, après des angoisses
alternées, « la victoire ».
Le 8 août, secondé par ses camarades des 64e et 68e bataillons, il s'empare du formidable réduit de Moreuil où il fait 311 prisonniers et un butin
considérable. Il a ouvert la voie à la grande offensive qui nous mène aux abords de Saint-Quentin.
Le 15 septembre, après plusieurs jours d'une
lutte ininterrompue et
très meurtrière avec la garde prussienne, le 28e bataillon participe superbement à
l'enlèvement du plateau à l'est de Vauxaillon et fait 300 prisonniers.
Transporté ensuite dans la région de Saint-Quentin, il franchit le 4 novembre avec un héroïsme d'épopée, le canal de la Sambre et,
dès le soir même et le lendemain,
il refoule l'ennemi à 3 kilomètres au delà.
Après deux ans de durs combats, lourds en sacrifices, notamment à Audul-le-Roman, HautvaL la Vaux-Marie, le Gilaumont,
cote 322 près de Chauvoncourt,
bois de Lamorville, ferme de Navarin, butte de Souain, au Chenois, dans la région de Verdun,
le 28e bataillon de chasseurs gagne sa première citation.
En septembre 1916, dans les terribles corps à corps du secteur de Bouchavesnes et du bois de Saint-Pierre-Waast.
Dans l'offensive d'avril 1917, il enlève les carrières souterraines de
Soupir et poursuit l'ennemi jusqu'au Chemin des Dames.
Ordre du 2 décembre 1917
Bataillon d'attaque, déjà titulaire de la fourragère qui, sous le commandement d'un chef jeune et énergique, le commandant Prudhomme, n'a cessé
de se distinguer au cours de la bataille de l'Aisne (avril-octobre 1917). Amené rapidement, le 3 juin, sous un bombardement intense, a repris d'un
seul élan et conservé les positions dominantes du plateau de Californie. Les 30 et 31 juillet, a conquis au Chemin des Dames et dépassé ses objectifs
s'est maintenu dans la tranchée allemande de la Gargousse sans perdre un pouce de terrain, malgré des réactions et des bombardements ennemis
continuels, a fait 80 prisonniers et pris 6 mitrailleuses. Au cours des opérations du 23 au 26 octobre, a, par ses détachements de creules, décimés
par les mitrailleuses et l'artillerie lourde, surpassé encore sa réputation d'héroïsme. Mis à la disposition d'une grande unité voisine, a lutté pendant
deux jours, enlevé des carrières et trois lignes de tranchées fortement tenues par la garde prussienne
s'emparant de 100 prisonniers, 12 mitrailleuses, 20 minenwerfers lourds et réalisant une avance de 1.500 mètres.

En Picardie, du 31 mars au 4 avril 1918, le 29e bataillon arrête net l'avalanche allemande à Thory. Du
1er au 11 août, il participe à la
contre-offensive du Tardenois,
compte parmi les éléments qui attaquent le plateau du Grand-Rozoy,
culbute l'ennemi et le poursuit jusqu'à la Vesle, le 3 août. Du 20 au 27 août, malgré les vides causés dans ses rangs par les derniers combats, le bataillon,
sur les plateaux de Bieuxy et de Tartiers, venge ses morts en ne laissant ni trêve ni repos à l'ennemi et progresse de 2 kilomètres.
Après quinze jours de repos il reprend inlassablement la poursuite de l'ennemi. Ce sont les combats autour de la ferme de l'Ange Gardien, du fort de
la Malmaison, l'Ailette, l'entrée à Laon, puis les attaques du Moulin de la Tour, l'enlèvement de la Hunding Stellung, l'ennemi pourchassé
jusqu'à la Souche où le 29e bataillon arrive fin
octobre, dans la gloire d'une quatrième superbe citation.
Ordre du 31 mai 1918
Le 29e bataillon de chasseurs à pied, sous les ordres du commandant Dumont, débarqué le 30 mars au malin à 40 kilomètres de la ligne de feu,
a marché au canon, contre-attaque le soir même sur l'initiative de son chef, rejeté l'ennemi et rétabli une situation critique. Pendant les
journées du 31 mars au 3 avril, a eu toutes ses unités engagées dans des circonstances difficiles en pleine bataille. Le 4 avril, après un violent
bombardement, attaqué à plusieurs reprises par un ennemi décidé à tous les sacrifices et numériquement supérieur, a résisté magnifiquement,
malgré les tentatives enveloppement, n'a pas cédé un pouce de terrain, harcelant les masses ennemies par des contre-attaques au cours
desquelles ses unités ont montré un courage, un esprit de sacrifice superbes, permettant ainsi aux renforts d'intervenir.

En 1915, les 3, 4 et 5 mars, le 31e bataillon de chasseurs se couvre de gloire en contre-attaquant à plusieurs reprises avec
une obstination héroïque l'ennemi, qui a forcé
une partie de nos retranchements de Notre-Dame-de-Lorette,
et en lui reprenant cinq lignes de tranchées successives et faisant de nombreux prisonniers.
Lorsque le bataillon est retiré du feu, il a 9 officiers, 58 sous-officiers et 643 hommes hors de combat.
Même mordant pendant toute l'année 1916, récompensé par une autre belle citation.
Dans l'offensive au Nord de l'Aisne, l'année suivante, le 23 octobre le 31e enlève un secteur de la première position ennemie, réduisant,
après un corps à corps de trois heures, un centre de résistance défendu par un bataillon qui est entièrement détruit ou fait prisonnier,
prenant 13 canons, dont 10 lourds, des mitrailleuses et un matériel considérable.
Un mois après, en Champagne, engagé en deux fractions les 26, 27 et 28 septembre, il rompt le front ennemi, réalise une avance de 8 kilomètres,
capturant 300 prisonniers et 13 canons, dont 6 lourds, plus de 100 mitrailleuses et un énorme matériel.
Ordre du 13 novembre 1917
Corps d'élite qui vient de donner encore une fois la mesure de sa valeur. Le 23 octobre 1917, sous les ordres du chef de bataillon Clayeux, a
enlevé un secteur de la première position ennemie particulièrement bien défendue, réduisant, après un corps à corps de trois heures, un
centre de résistance défendu par un bataillon qui fut entièrement détruit ou fait prisonnier, prenant 13 canons, dont 10 lourds, et un matériel
considérable. A complété son succès, le 25 octobre, en effectuant une nouvelle progression au cours de laquelle il a fait, dans de brillants
engagements, plus de 100 prisonniers appartenant à quatre corps différents.

Après avoir, au début d'octobre 1914, pour couvrir des débarquements de troupes, résisté pendant quatre jour sans appui d'artillerie
à tirs forces six fois supérieures, le 54e bataillon de chasseurs à pied marche et combat pendant quinze jours sans interruption du 8 au 22 octobre 1914,
pour assurer la liaison avec les troupes anglaises.
Réduit, le 17 octobre, à 4 officiers et 400 hommes, il provoque l'admiration des Britanniques et mérite,
dès ce moment, d'être appelé « bataillon d'élite ».
Après d'âpres et sanglants combats pendant trois ans sur les divers fronts, le 54e participe glorieusement, le 18 juillet 1918 et les jours suivants, à l'offensive
de l'Aisne à la Marne, mène le combat en tête de sa division, enlève des bois, 3 villages, 11 canons et un énorme matériel.
Un mois après, il renouvelle,
malgré ses lourds sacrifices, ses glorieux efforts en capturant plus de 100 prisonniers, des canons, des mitrailleuses.
Ordre du 14 septembre 1917
Affecté comme soutien d'un corps de cavalerie, le 54e bataillon de chasseurs, sous les ordres du commandant Sammarcelli, a marché et combattu,
pendant quinze jours sans interruption (8-22 octobre 1914), pour assurer la liaison avec les troupes anglaises. En particulier, le 17 octobre, bien
que réduit à 4 officiers et environ 400 hommes, a provoqué l'admiration des troupes anglaises et du corps de cavalerie et mérité l'appellation de
" bataillon d'élite ", par le courage et l'esprit de sacrifice qu'il a montrés en enlevant et en conservant, pendant cinq jours, malgré un violent
bombardement, un village dont la possession était nécessaire pour le succès de nos opérations.

Le 60e bataillon a déjà été qualifié de « magnifique bataillon d'une ardeur guerrière remarquable »
lorsque, après plus de trois années de luttes glorieuses
en Lorraine, en Belgique, en Artois, à Verdun, sur la Somme, en Alsace,
il est engagé dans les rudes combats du 15 au 29 juillet 1918, d'abord au Sud de la Marne où il oppose à
l'avance ennemie une barrière infranchissable,
ensuite au nord de cette rivière où il se signale par son mordant irrésistible et son ardent esprit de solidarité.
Le 23 juillet, en particulier, il enlève un parc solidement organisé.
Et, pendant les cinq jours qui suivent, il continue sa progression victorieuse,
contraignant l'ennemi à battre précipitamment en retraite.
Transporté ensuite au nord, le 60e participe aux magnifiques efforts du 14e groupe de
bataillon a qui, le 14 octobre, enlève la crête d'Hooghedo,
position essentielle, fait 650 prisonniers et prend 8 canons, et, le 22 octobre,
franchit la Lys de vive force. Le 60e bataillon, en particulier,
dans une attaque splendide, conquiert une tête de pont de 3 kilomètres de profondeur, et, dans l'offensive reprise le 23 octobre
à sa bonne part des succès décisifs et de l'énorme butin du groupe dont il fait partie.
Ordre du 3 février 1918
Magnifique bataillon, d'une ardeur guerrière remarquable. Après plus de trois années de luttes glorieuses en Lorraine, en Belgique, en Artois, à Verdun,
sur la Somme et au Chemin des Dames, a attaqué, le 7 novembre 1917, une position ennemie considérée comme particulièrement difficile, et après
avoir subi dans ses tranchées de départ un bombardement meurtrier, a, sous le commandement énergique et habile de son chef, le commandant Sée,
enlevé quatre lignes de tranchées, deux fortins bétonnés, conquis en certains points plus de 500 mètres de terrain en profondeur, des prisonniers,
du matériel, a maintenu, sans faiblir, sa conquête pendant les deux journées suivantes sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses.

Le 68e bataillon s'est, pendant trois ans, durement battu et a eu notamment, à Cléry, une conduite
dont une citation à l'armée fait l'éloge, lorsque ses chasseurs, dans l'offensive alliée des Flandres des
30 et 31 juillet 1917, entre la Lys et Yser, enlèvent, d'un seul magnifique élan, tous leurs objectifs,
après avoir franchi, en rampant, des
fils de fer incomplètement détruits. II résiste à toutes les
contre-attaques en augmentant le nombre de ses prisonniers et l'importance de son butin.
En 1918, les 17 et 18 octobre au cours de combats acharnés où il se heurte à des troupes d'élite, le 68e s'empare de la moitié du village
de Petit-Verly, rompt le front ennemi, capturant 4 canons et près de 300 prisonniers.
Le 4 novembre, il franchit le canal de la Sambre à l'Oise,
sous un feu très violent, s'empare de haute lutte des positions de la rive est, progresse de 4 kilomètres en s'emparant de 120 prisonniers et de 3 canons.
Mais cela ne suffit pas encore à la splendide ardeur offensive de ce
bataillon inlassable, qui attaque de nouveau en fin de journée, progresse jusqu'au village de Bergues, et atteste la décision du G. Q. G. du 9 décembre 1918,
réalise encore une fois dans son secteur d'attaque, " la rupture du front ennemi ".
Décision du G. Q. G. du 9 décembre 1918
Les 17 et 18 octobre 1918, sous les ordres du commandant de Verdilhac, au cours des combats acharnés où il s'est heurté à des troupes d'élite,
s'est emparé de la moitié du village de Petit-Verly, et a rompu le front ennemi, capturant 288 prisonniers, 4 canons, 40 mitrailleuses et un matériel
important. Le 4 novembre, a franchi le canal de la Sambre à l'Oise, sous un feu très violent, s'est empare de haute lutte des positions de la rive Est,
a progressé de 4 kilomètres en capturant 120 prisonniers et s'emparant de 3 canons, 20 mitrailleuses, 7 minenwerfers de gros calibre. A de nouveau
attaqué en fin de journée et progressé jusqu'au village de Bergues, réalisant la rupture du front ennemi.

C'est le 102e
bataillon qui, en décembre 1916, lors de l'offensive sur 10 kilomètres entre la
Meuse et la Woëvre pour dégager Douaumont,
enlève brillamment le village de Bezonvaux.
Lorsque, le 15 de ce mois, il est jeté dans l'offensive, il avait déjà, sur divers fronts,
et notamment en Champagne,« donné de merveilleuses preuves de crânerie et de mordant ».
Le 15 décembre 1916, il occupe,
d'un élan, deux ouvrages fortifiés, portant d'un bond, sa première ligne à 2 kilomètres en avant.
Et c'est au cours de la nuit suivante, sans souci de la fatigue et des pertes subies, qu'il s'empare de Bezonvaux en capturant
500 prisonniers, 4 canons et un énorme matériel.
En mai 1918, avec d'autres vaillantes unités de chasseurs, le 102e
est opposé à la ruée allemande, disputant avec fermeté chaque pouce de terrain , et,
lorsque le 18 septembre, les
Franco-Anglais avancent au sud-ouest de Saint-Quentin et au Nord-Ouest de Cambrai, le 102e
pénètre de 2 kilomètres
dans les lignes
ennemies et soutient, les 24 et 25 septembre suivants, une lutte ininterrompue et acharnée contre un ennemi qui réagit violemment,
mais dont il finit par briser
l'énergie en enlevant ses centres de résistance et en lui faisant de nombreux prisonniers.
Ordre du 5 janvier 1917
Sous le commandement du chef de bataillon Florentin, aux attaques du 15 décembre 1916, a enlevé successivement, d'un élan superbe, deux
ouvrages portant d'un bond sa première ligne à 2 kilomètres en avant. Au cours de la nuit suivante, malgré la fatigue de la journée et les pertes
subies, a continué son action offensive en enlevant brillamment le village de Bezonvaux.
A fait 500 prisonniers, pris 4 canons, 8 mitrailleuses et un important matériel de guerre.

Le 115e bataillon alpin de chasseurs à pied totalise ses quatre citations à l'ordre de l'armée entre le
30 décembre 1917, et le 4 novembre 1918, sept jours avant l'armistice, il pousse l'ennemi vers le Nord.
C'est pour le 115e une année de combats extrêmement âpre et glorieuse, avec le
6e groupe de
bataillons dont il fait partie et dont
il partage les citations collectives à l'occasion des luttes formidables des
8, 29, 30 juin,
18, 19 et
20 juillet 1918, puis, dans la bataille
de rupture du 30 septembre au 5 octobre, contre les positions puissamment organisées de la ligne Hindenburg.
Le 26 octobre, le 115e enlève la partie nord du
village de Pleine-Selbe avec 150 prisonniers et des mitrailleuses et pousse son attaque vers le nord sur 4 kilomètres, le jour même.
Le 27, il bouscule
encore la résistance ennemie pendant 5 kilomètres et, le 4 novembre, prend part à la poursuite, pendant 21 kilomètres,
précédant toujours de plusieurs heures les éléments de la division voisine.
Décision du G. Q. G. du 27 novembre 1918
Sous les ordres du commandant de Varax : troupe remarquablement entraînée, connue par son énergie et son allant. Avec l'aide de chars d'assaut,
a enlevé, le 26 octobre 1918, la partie Nord du village de Pleine-Selbe, solidement défendu, il y a fait 150 prisonniers, pris des mitrailleuses, a poussé
son attaque vers le Nord sur 4 kilomètres le jour même. Le lendemain 27, a repris le mouvement en avant bousculant la résistance ennemie pendant
5 kilomètres. Le 4 novembre, a pris part, en tête, à la poursuite pendant 21 kilomètres, précédant toujours de plusieurs heures les éléments de la division voisine.

Lorsque, en octobre 1916, les Français,
sur la rive droite de la Meuse, brisent la ligne ennemie et réoccupent le village et le
fort du Douaumont,
la batterie de Damloup, Thiaumont, les carrières d'Haudremont,
le 116e bataillon de chasseurs à pied, par son élan magnifique, le
25 octobre, son gain de positions organisées et sa capture
de 350 prisonniers,
conquiert une première très belle citation à l'armée. II obtient sa seconde citation" le 15 décembre de la même année
lorsque, dans la nouvelle attaque entre la Meuse et la Woëvre pour dégager Douaumont, il enlève un ouvrage fortifié avec 3 canons et 400 prisonniers.
L'année suivante, le 27 octobre 1917, sur le front des Flandres,
le bataillon traverse, dans un ordre impressionnant et malgré les barrages ennemis,
la vallée du Saint-Jansbeck,
franchit ensuite notre première ligne, et enlève, dans un vif combat, tout le terrain organisé par l'ennemi
dont la conquête lui avait été assignée à l'Ouest de la forêt d'Houthulst.
En 1918, au cours des combats de rupture et de poursuite vers Saint-Quentin el Cambrai,
du 18 au 25 septembre, les chasseurs du 116e atteignent tous
leurs objectifs, qu'ils
dépassent, en capturant- prisonniers, mitrailleuses et matériel de toute sorte, ce qui leur vaut leur
quatrième très belle citation à l'ordre de l'armée.
Ordre du 7 décembre 1917
Sous le commandement du chef de bataillon Raoull, le 27 octobre 1917, a traversé dans un ordre impressionnant, et malgré un barrage ennemi,
la vallée du Saint-Jansbeck, franchissant ensuite notre première ligne, est arrivé à l'attaque avec un entrain magnifique, enlevant dans un vif
combat où son chef fut blessé tout le terrain organisé par l'ennemi, dont la conquête lui avait été assignée à l'Ouest de la forêt d' Houthoulst.
Parmi les trente-cinq bataillons de chasseurs à pied qui portent la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre, onze, le
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, possèdent trois citations à l'ordre de l'armée.
Les vingt -quatre autres bataillons :
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, 18
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, 62
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, 65
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, 107
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, 114
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, 120
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, 121
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ainsi que les 6e et 9e
groupes, ont été deux fois cités, toutes citations superbes qui répètent
les merveilleux éloges de l'arme et évoquent l'ensemble
des glorieux faits d'armes
auxquels tous les chasseurs ont participé.
le fanion du 106e recevant la fourragère verte et rouge des mains du maréchal Pétain
mise à jour : octobre 2010
Copyright JOLY Guy