![]() Jules François SIMON-SUISSE dit Jules SIMON né à Lorient en 1814 décédé à Paris 1896 |
Né à Lorient en 1814, décédé à Paris en 1896.
Jules Simon se fit d'abord connaître comme u des plus brillant disciples de Victor Cousin,
qu'il suppléa, en 1859, dans sa chaire de la Sorbonne. Pendant les douze années que dura son enseignement, sans parler de sa
collaboration au Dictionnaire des sciences philosophiques de Franck, au Manuel de philosophie qu'il rédigea avec Jacques et Saisset (1847),
et à divers recueils périodiques, ni de ses éditions des œuvres philosophiques de Descartes, de
Bossuet, de Malbranche, d'Arnauld, il publia plusieurs
ouvrages sur divers points de l'histoire de la philosophie grecque, et notamment une Histoire de l'école d'Alexandrie (1844-1845).
En représentant du peuple en 1848, il rentra dans la vie privée après le coup d'État du 2 décembre 1851. Réélu député en 1865, il fut, après la chute du second Empire, l'un des membres du gouvernement de la Défense nationale, et devint ensuite, sous la présidence de Thiers et du maréchal de Mac-Mahon, ministre de l'Instruction publique et président du conseil des ministres. Cependant, dans les loisirs forcés qu'il avait du garder, de 1852 à à 1865, Jules Simon avait publiés plusieurs livres tout imprégnés des doctrines spiritualistes et libérales qu'il n'a jamais cessé de professer, et aussi remarquables par l'élévation de la pensée que par la finesse et le mouvement du style : le Devoir (1854), la Religion naturelle (1856), la Liberté de conscience (1859), la Liberté (1859) (la Liberté politique ; la Liberté civile), l'Ouvrière (1865), l'Ecole (1864). Plus tard les évènements politiques auxquels il a été mêlé et les luttes qu'il a soutenues lui ont inspiré plusieurs ouvrages de polémique ou d'histoire : la Réforme de l'Enseignement secondaire (1874), Souvenirs du Quatre Septembre (1874), le Gouvernement de M. Thiers (1878), Dieu, Patrie, Liberté (1882). Nos hommes d'État, recueil d'articles de journaux (1887). Comme secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques, Jules Simon a prononcé plusieurs éloges, pleins de vie et d'esprit, dont plusieurs ont été réunis : Thiers, Guizot, Rémusat (1885), Michelet, Mignet, Henri Martin (1889), et il a raconté un épisode de l'histoire de cette compagnie dans une Académie sous le Directoire (1885). On lui doit encore une étude sur Victor Cousin (1887), plus spirituelle et sans doute plus véridique que bienveillante. Enfin, on peut regarder Jules Simon comme un des grands orateurs politiques de ce siècle, mais aucun recueil de ses discours n'a encore été publié. |